"Ce
récit, empreint de mauvaise foi, et à vocation
digressive, introspective et carminative, narre une semaine
passée par l'auteur, du 6 au 13 juillet 2002, dans un
village-vacances situé en bord de Grande-Bleue, dans
la ville de [biiiiip]"...
On ne peut rêver meilleur résumé que ces
quelques lignes d'introduction du récit de Francis Mizio.
Sauf qu'on ne retrouve pas le Mizio habituel dans ce texte d'autofiction,
terme à la mode comme le souligne l'auteur. Ce livre
est triste et désespéré, c'est le portrait
de la vie "sévère mais juste" comme
le dit Jean-Hugues Oppel, et surtout, il explique pourquoi l'ami
Francis n'écrira plus… Et les raisons en sont multiples,
bien qu'il ne dévoile pas tout dans le livre (et pourtant,
y'en aurait à dire sur le monde éditorial).
C'est un livre sec, avec tout de même de nombreuses digressions
car ce n'est pas aujourd'hui que Francis Mizio va se refaire,
qui tape sur vous, sur nous, et sur l'auteur. Un "ouvrage
de détestation", où l'auteur "crève
sa poche de fiel" qui lui pèse depuis 40 ans, mais
toujours avec une lucidité envers lui-même et sa
place dans la société, recul qui manque à
bon nombre de gens…
Utile ou non, à vous de lire pour vous faire une idée,
mais en tout cas, ça ne laisse pas indifférent.