Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Gérard de Chergé
Rivages/Noir - 527 pages
Quinsigamond
possède des lieux sacrément étonnants.
Un de ceux-ci est le Wireless, un diner, haut lieu de la vie
nocturne, dans lequel on trouve de tout et surtout, des radios
! "Malgré son nom, Wireless (TSF) n'était
pas destiné à devenir le point de ralliement des
fanas de radio de toute la ville, même si ses propriétaires,
Mr Ferrie et Mr Most, étaient depuis longtemps des mordus
de la radiodiffusion". Mais on est loin du conte de fées,
des bandes de pirates des ondes existent, les "anciens",
emmenés par un duo de nains spécialistes du style
et les "modernes", portés par la révolte
et des méthodes plus expéditives (fini les brouillages
et parasitages, vive la destruction d'émetteurs).
Entre eux, la crise commence à poindre et Flynn, leur
mentor, a bien du mal à la contenir… surtout qu'il
vient enfin de rencontrer La voix, Ronnie, célèbre
animatrice de l'émission Libido live, qui en fait fantasmer
plus d'un… ça, c'est la partie visible de l'iceberg,
plus loin, il y a un ancien agent du FBI, qui se croit investi
d'une mission sacrée et qui élimine tous "les
égarés"… Sa première victime
va déclencher (bien que ce ne soit pas du tout le but)
une guerre des gangs. La violence va revenir sur Quinsigamond…
Ondes de choc est le moins noir et le plus posé (si on
peut dire, vu l'univers de l'homme) des livres de Jack O'Connell.
Comme à chaque fois, plusieurs histoires cohabitent dans
cette si étrange ville qu'est Quinsigamond, on y retrouve
l'ombre de Lenore Thomas, flic des stups croisée dans
BP 9 (même éditeur) et, bien évidemment,
une foultitude de personnages aux lubies les plus folles. C'est
complètement baroque, surprenant et captivant.
Il est à noter que ce livre était déjà
sorti en grand format, sous un titre différent, avec
une traduction différente. Traduction qui visiblement
ne plaisait pas à François Guérif qui a
demandé à Gérard de Chergé (le traducteur
des autres livres de Jack O'Connell) de retraduire Wireless.
Quand on voit avec quel mépris d'autres éditeurs
traitent les traductions, on ne peut que le féliciter
un tel geste !