Traduit de langlais (Etats-Unis)
par Gérard de Chergé
Rivages Thriller - 407 pages
Léo
Tani, petit fourgue de Quinsigamond, se fait écorcher
à vif à la gare de Gompers. Les hommes qui lui
ont fait ça sont à la recherche d'un livre qu'il
aurait vendu. Quel livre peut susciter un tel acte ? Qui peut
vouloir ça ? Le puissant Kroger, qui envoie ses hommes
dérouiller Gilrein, ex-flic recouvert en chauffeur de
taxi, qui est le dernier à avoir vu Tani pour la bonne
raison qu'il l'a conduit à Gompers cette fameuse nuit
? Oster, flic à la tête des "Magiciens",
une bien ignoble brigade de justiciers ? Ou d'autres gangs de
la ville tout aussi avides de pouvoir...
Justement sous-titré "roman d'absolution",
Et le verbe s'est fait chair qui commence sur une insoutenable
scène d'écorchement, est un livre magnifique.
Difficilement résumable tant les histoires s'entremêlent,
prenant, envoûtant, ensorcelant, il ne peut que provoquer
des réaction extrêmes : passion ou rejet absolu.
Jack O'Connell y explore des nouveaux quartiers de sa ville
imaginaire, ses habitudes, tout comme il y traite des nouvelles
obsessions. C'est particulièrement noir, lyrique, éblouissant
(toute la partie sur le massacre du ghetto Schiller est extraordinaire
et, lorsque le narrateur vous dit "J'ai besoin que vous
vous transportiez là-bas", vous le faites, tellement
l'évocation est forte)...
Il faut absolument tenter sa lecture, sous peine de passer à
côté de quelque chose de grand.