Certainement
pas le meilleur roman de la tétralogie des Quatre saisons
de Leonardo Padura. On comprend que Métailié ne
se soit pas empressé de le publier.
"Voilà l'histoire : une prof de lycée, vingt-quatre
ans, militante de la Jeunesse Communiste, célibataire.
On l'a tuée, asphyxiée avec une serviette, mais
avant on l'a cognée partout, on lui a cassé une
côte et deux phalanges d'un doigt et deux hommes au moins
l'ont violée. Apparemment ils n'ont rien volé,
ni vêtements ni appareils électriques… Dans
la cuvette des cabinets on a retrouvé les filtres d'un
joint de marijuana. Alors, elle te plaît cette affaire
?" Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne lui plaît
pas de trop, cette affaire, au Condé… mais il ne
va pas pouvoir la refuser.
Deuxième épisode de la tétralogie Les quatre
saisons, Vents de Carême est certainement le moins bon
et on comprend peut-être mieux pourquoi Métailié
l'a sorti en dernier. Le style est poussif, l'intrigue un peu
ténue : il est tout de même intéressant
de voir que ce qui semble le plus important dans l'affaire,
c'est "le joint de marijuana". Bref, c'est loin d'être
du grand Padura.