Un
grand roman d'espionnage "à l'ancienne", avant
ce qu'il faut d'action, de géopolitique et de qualité
d'écriture
Robert Cope Harland, citoyen Anglais, est fonctionnaire à
l'ONU, ce qui lui vaut, pour rentrer de Washington, d'emprunter
un jet privé des Nations-Unies avec quelques collègues.
Juste avant l'atterrissage, l'avion explose. Harland, miraculé,
est le seul survivant. Quelques jours plus tard, dans sa chambre
d'hôpital, en songeant à la catastrophe, il réalise
qu'il y a beaucoup de choses qu'il ne comprend pas. La venue
de son ancien patron du MI6 (les services secrets britanniques
auxquels Harland a appartenu pendant 10 ans) le soir de sa sortie
ne va pas arranger son malaise… Ni, juste après,
la rencontre avec un jeune garçon qui se dit être
son fils et qui rouvre les secrets enfouis dans la Tchécoslovaquie
des années 80… Et lorsque Harland va s'apercevoir
qu'il est filé, qu'on a fouillé son domicile et
son bureau, ça va véritablement être le
début de ses ennuis.
Grand roman d'espionnage, Une vie d'espion est, même si
l'image est plus que galvaudée, le type même du
livre qu'on ne peut lâcher avant sa fin. C'est de l'excellente
mécanique, parfaitement huilée, le rythme est
endiablé dans les scènes d'action, l'histoire
parfaitement construite avec de très bonnes notions géopolitiques,
on ne sait jamais "qui travaille avec qui" et, à
la lecture de ce petit bijou d'espionnage, on comprend largement
que Michael Caine en ait acheté les droits pour le cinéma.