La
guerre des légumes emmène le lecteur au cœur d’un
quartier un peu passéiste des docks de Dublin. Dans ce quartier,
il y a un couvent, un centre de délinquant, des orphelinats,
deux marchands de légumes, etc. Mais surtout, il y a l’incroyable
Philo. Cette femme aux formes généreuses vient de tout
abandonner pour se réfugier dans le couvent Le bon berger.
Le bon berger verra dès lors sa paix, sa sérénité
et sa rigidité troublées par l’intrusion plutôt
volcanique de Philo. Elle est vulgaire, couverte de tatouages et pèse
près de 120 kilos, mais elle est tout de même accueillie
par les religieuses car elle cherche un refuge après avoir
quitté un mari volage et violent en laissant derrière
elle ses enfants si chers à son cœur.
Les religieuses, par leur vocation, n’ayant pu refuser l’aide
demandée, vont s’apercevoir que Philo a un goût
prononcé pour le tabac, la nourriture en orgie et les gros
mots, mais qu’elle a aussi, malgré tout, un énorme
cœur et beaucoup d’amour à donner.
Philo va d’ailleurs sans cesse s’activer pour aider les
sœurs dans leurs différentes taches journalières.
Elle va ainsi s’occuper du foyer où de nombreux retraités
se réunissent sans joie et elle va changer tout ça.
Elle va organiser différentes animations, jeux et ainsi créer
ou recréer des liens entre ces différents pensionnaires.
Elle va aussi, en même temps, essayer de renouer les liens avec
sa famille et trouver une solution à ses différents
problèmes.
La guerre des legumes est un roman drôle, mais aussi sérieux
avec des personnages plus vrais que nature. Un moment de détente
auprès de l’héroïne Philo qui, doucement,
va tenter de recoller les morceaux de sa vie, mais aussi de celle
de ses enfants et de certains habitants du quartier.
Peter Sheridan est aussi l’auteur de L’enfant de Dublin
en 1999 pour lequel il a reçu de nombreux prix et de Forty
seven roses qui est un hommage au courage de sa mère.