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Revoilà Gilbert Woodbooke
au Japon.
Ce coup-ci, il vient pour une affaire qui paraît
simple au premier abord : il est missionné par un cabinet
anglais pour récupérer des témoignages d'actrices
et d'un réalisateur de vidéos porno expliquant que
les lycéennes qui y apparaissent en jupes plissées
sont en vérité des "actrices majeures et vaccinées"
et qu'il n'y a aucun but recherché "d'incitation d'enfant
à commettre un acte de gross indecency". Mais, comme
dit la femme de Woodbroke "Quand tu pars tout seul au Tokyo,
j'ai encore plus de raisons de m'inquiéter. Pour toi –
et pour les malheureux qui auront la malchance de croiser ta route"…
Et la route de Woodbroke va encore être semée d'embûches,
entre la grosse qui s'appelle Julius, son "galiériste
favori", un ignoble passé enterré avec la fin
de la deuxième guerre mondiale, et des japonaises imprévisibles,
le photographe fétichiste va encore avoir fort à faire…
Ce nouveau volet de "La crucifixion en jaune" de Romain
Slocombe est certainement le plus noir des trois Trouvant son origine
dans les "expériences scientifiques" de la seconde
guerre mondiale, il revisite ce pan obscur de l'Histoire qui fait
plus que froid dans le dos. On y retrouve toujours le monde habituel
de Woodbrocke, on constate toujours que Tokyo "en cache d'autres",
mais cet épisode apporte un élément donnant
une dimension nouvelle à la tétralogie et renforçant,
s'il y en avait besoin, tout le bien qu'on pense de Romain Slocombe.
Christophe Dupuis
© Jowebzine.com - Décembre 2003
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