Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Marie-Caroline Aubert
Rivages - 207 pages
Parker
est un personnage récurrent de Richard Stark, et chacune
de ses "aventures" est attendue avec impatience. Celle-ci
ne déroge pas à la règle. Du très
bon Stark.
"Quand un coup se déroule sans histoire, tout le
monde a le moral, tout le monde se sent jeune, tout le monde
est un peu étourdi". Et Parker, après ce
coup réussi (un beau braquage efficace et sans bavures),
a le moral et se sent jeune. Il ressent l'étourdissement
au moment du partage du butin, lorsque ses acolytes qu'il ne
connaît pas (les relations d'une relation) lui expliquent
que l'argent gagné va servir à financer un autre
coup. Or Parker refuse de faire ce nouveau coup (Palm Beach,
un truc impossible à son avis, et le moins qu'on puisse
dire c'est qu'il s'y connaît) et demande sa part qu'il
a légitimement méritée. Les autres refusent,
lui disant qu'une fois ce coup fait et les bénéfices
retirés, il aura sa part. Ils ne le tuent pas (erreur)
et le laissent partir, lui donnant rendez-vous dans deux mois
pour venir chercher son argent… Dès lors Parker
n'aura plus qu'une idée : partir à Palm Beach,
attendre qu'ils fassent leur coup et leur rafler le butin !
"Les romans de Parker sont ramassés, sans fioritures,
tranchants et totalement convaincants." C'est ce que dit
Lawrence Block et il a diablement raison. La figure est facile,
mais Richard Stark est comme le bon vin, il ne cesse de s'améliorer
en vieillissant, et tous les superlatifs sont de rigueur lorsqu'on
s'attaque à la chronique des Parker. Alors lâchez
tout, précipitez-vous dessus car des Parker, on en lirait
bien un par semaine.