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TOUR DE FRANCE 100 ANS
1903-2003
Ouvrage collectif

L'Equipe - 784 pages
Le processus est maintenant bien rôdé : chaque année au moment des fêtes, le journal L’Equipe sort un superbe coffret thématique exploitant l’incomparable fond d’archive du quotidien créé au début du siècle dernier.

Après des rétrospectives successives consacrées à la Coupe du Monde de football, à la Formule 1 ou aux Jeux Olympiques, c’est le Tour de France qui est à l’honneur pour Noël 2002.

Double légitimité pour cette édition : le journal L’Equipe est l’inventeur (et l’organisateur) de la plus prestigieuse épreuve cycliste et l’on fêtera en 2003 le centenaire de la création de la grande boucle qui n’en sera pourtant qu’à sa 90e édition pour cause d’interruption au cours des deux Guerres mondiales.

Et comme pour les ouvrages précédents, le travail d’édition est impeccable. Photos d’archive tour à tour superbes, émouvantes, épiques ou drôles. Fac-similés d’articles parus à l’époque et souvent signés par de grandes plumes parmi lesquelles celle d’Antoine Blondin. L’ensemble est maquetté avec une élégance discrète qui fait la part belle à l’iconographie.

Dès lors, se plonger dans les 3 ouvrages du coffret c’est retrouver la saveur des mois de juillet caniculaires que l’on passe devant la radio, la télévision ou au bord des routes pour ne rien perdre des exploits des champions. C’est se souvenir des glorieux anciens qui subissaient des étapes de 600 ou 700 km. C’est retrouver les grandes figures de ce sport de titans : Bahamontès, l’aigle de Tolède, qui gravissait les cols deux fois plus vite que tout le monde mais attendait ses concurrents au sommet parce qu’il avait peur de s’engager seul dans la descente ; Fausto Coppi, le campionissimo ; Louison Bobet, le jeune premier ; Jacques Anquetil, premier vainqueur de cinq éditions (tout comme, plus tard, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain). C’est revivre le mano à mano Anquetil-Poulidor dans l’ascension du Puy de Dôme en 1964. C’est chuter avec Luis Ocana dans la descente du Col de Mente, lors d’une après-midi apocalyptique de 1971. C’est perdre le Tour de France pour 8 petites secondes comme Laurent Fignon en 1989. C’est avouer un dopage à l’insu de son plein gré avec Richard Virenque en 1999...

On ne se lasse pas de revivre la multitude d’épopées qui ont émaillées cette épreuve sportive unique en son genre.

À offrir ou à s’offrir absolument !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Décembre 2002
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