Pour
son troisième roman mettant en scène Harding et
Allison, John Wessel opte pour un peu moins de noirceur, mais
toujours autant de rebondissements. Un régal.
"Nous sommes un samedi de début décembre,
par un après-midi nonchalant, une journée d'une
paresse totale. Il nous reste une heure à tuer avant
de nous rendre à Bond Chapel, où nous sommes attendus
à l'occasion du mariage de Beth Reinhardt", ainsi
parle Harding au début du roman. Beth est une amie d'Alison,
qui vit plus où moins avec Harding (pour ceux qui ne
les connaîtraient pas, la lecture du Point limite et de
Pretty Ballerina, tous les deux chez le même éditeur,
est impérative, même si elle ne conditionne en
rien le déroulement de ce livre). Les ennuis commencent
lorsque le marié ne se pointe pas à la cérémonie…
Harding qui est plus ou moins Privé (sans licence pour
cause de casier), se met en charge de retrouver le futur époux…
Ce ne sera pas une partie de plaisir, mais cela paraîtra
bien plus agréable que de devoir se disculper (une histoire
de carte de visite retrouvée sur la victime) dans l'assassinat
de Tracy Lawrence, qui est une ancienne amie de Faculté
perdue de vue d'Alison… Pour ces deux affaires, Harding
va devoir remonter dans le passé qui s'avèrera
être bien moins idyllique que les souvenirs qu'il a pu
en laisser.
Bien moins noir et au ton différent des deux premiers
opus mettant en scène Harding et Alison, Kiss it goodbye
n'en est pas pour autant moins captivant. Une histoire à
rebondissement bien menée, des personnages aux histoires
et caractères bien travaillés, un duo d'enquêteurs
qui prend de plus en plus de place et auquel on s'attache encore…
Bref, un excellent polar, placé sous le signe du froid,
de l'humour léger et du charme d'Alison… Un régal.