Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par D. et P. Bondil
Rivages - 334 pages
Un
roman noir qui nous transporte dans le Sud des Etats-Unis, dans
l'univers des fermiers pauvres et des combats de coqs. Dense
et poignant.
Après un énième combat de coqs, Franck
Mansfield perd le peu qu'il avait (sa bagnole, sa caravane,
et la gamine qui était à l'intérieur) :
"Tout ce qui me restait, c'était un billet de dix
dollars plié dans la poche de mon pantalon et un coq
mort". Il part donc en stop avec tout ce qui lui reste
sur le dos, direction sa ferme à Okala pour se refaire
et arriver à gagner la médaille du Tournoi de
la Southern Conference. "Pour quiconque n'est pas coqueleur,
ce désir peut paraître puéril, mais pour
un spécialiste, cette récompense représente
la réussite suprême dans l'un des sports les plus
exigeant du monde […] Pour un coqueleur, cette médaille
représente autant que le Prix Nobel pour un scientifique.
Si cela ne suffit pas à bien faire comprendre le sens
de cette récompense, je peux l'énoncer plus simplement.
Celui qui la reçoit est le meilleur coqueleur du Sud,
bon Dieu, et il a la médaille pour le prouver".
La densité des personnages (Mansfield qui a fait vœux
de silence tant qu'il n'aura pas gagné la médaille
de la T. S. C. est une référence dans le genre)
alliée à la description de ce milieu si particulier,
font de ce livre une grande page de vie. Les errances de Mansfield,
ses relations avec les autres, les éleveurs si omnubilés
par leur sport… rien ne manque dans ce roman qui vous
transporte durant toute sa lecture.