Pour
vos vacances, ou pour conjurer la chaleur des soirs d’été,
découvrez le plus grand auteur du XXIe siècle
naissant. Il vous racontera une splendide histoire d’amour,
de mort et de littérature.
Un matin d’été 1945, à Barcelone,
un père emmène son fils dans un lieu mystérieux
appelé le Cimetière des Livres Oubliés.
Un endroit dont il ne faut parler à personne. Un lieu
où les livres ont une âme et où ils attendent,
patients, le lecteur qui saura les ramener à la vie.
Dans ce cimetière, sorte de gigantesque bibliothèque
labyrinthique, Daniel Sempere, le jeune garçon, va prendre
un roman : L’ombre du vent, d’un inconnu appelé
Julian Carax.
Rentré chez lui, il va dévorer ce roman d’une
traite. Par la suite, il n’aura de cesse de découvrir
qui a été Julian Carax et pourquoi un énigmatique
inconnu au visage ravagé, court la ville en rachetant
ses romans pour mieux les détruire.
Voilà le point de départ du plus grand roman publié
depuis … Depuis quand, au fait ? L’auteur Carlos
Ruiz Zafon est né en 1964. Après des études
chez les jésuites, il travaille dans la publicité
et écrit des romans pour enfants. L’ombre du vent
est son premier roman traduit en français, mais il en
a écrit d’autres.
Pourquoi est-ce un grand roman ? Parce que, comme toute œuvre
importante, il raconte un apprentissage. Le jeune Daniel va
être initié à la vie grâce à
la littérature. Il connaîtra l’amour et le
désespoir, le désespoir et l’amour.
Dans L’ombre du vent, la lecture permet de découvrir
la vie avant de la vivre. Elle est aussi ce plaisir défendu
qui s’avère une richesse, quelque chose comme une
armure qui vous protège des assauts du monde.
Il y a également un portrait remarquable de cette ville,
Barcelone, qui comme toutes les grandes villes est un territoire
de fiction. Et une description au vitriol de ce que furent les
années du Franquisme. Cette peur au ventre qui tenaillait
tout un chacun dans la vie quotidienne, le fait que la police
pouvait se livrer en toute impunité aux pires exactions.
Évidemment, L’ombre du vent recèle deux
histoires d’amour poignantes et des portraits de femme
d’une sensualité et d’une profondeur infinies…
Évidemment, le récit abonde en personnages truculents
et situations insensées. Et évidemment, comme
dans les romans du XVIIIe siècle, le narrateur est un
miroir, chacun lui raconte une histoire et peu à peu
il reconstitue le puzzle des existences détruites.
L’ombre du vent est un roman qui vous met en transes.
Vous ne pensez qu’à le continuer. Quand vous le
lisez, vous devenez hermétique aux contraintes du monde
extérieur. Quand vous l’avez fini, vous venez de
terminer une de vos plus belles histoires. Une seule solution
: le relire.