Yves
Labbé, fondateur de Mr Lab ! a accepté de répondre
au questionnaire de Jowebzine.com. On l’écoute…
Bonjour Yves Labbé,
Vous êtes bien installé ?
Bon alors voilà : Jowebzine a une bonne et une mauvaise
nouvelle à vous annoncer… et
neuf questions à vous poser.
On y va ?
D’abord la mauvaise nouvelle : la fin du monde est pour
la semaine prochaine.
Maintenant, la bonne nouvelle : vous serez les seuls survivants
(ou presque) et vous avez, en plus, le pouvoir de sauver neuf
monuments de votre Panthéon personnel. Voici les thèmes,
à vous de désigner (et de commenter) les heureux
élus !
Le disque que vous souhaitez sauver Un seul ? Bah je prends un Ipod
blindé alors ! (non,
un seul artiste !) Bon,
bon, dans ce cas je prendrais un disque de Pink Floyd, mais
ça n’engage que moi. Ou bien, un album de Mr Lab,
comme ça tout le monde sera content.
Le film que vous souhaitez sauver Oh la vache ! The big Lebowski.
C’est un film hi-la-rant des frères Coen.
Le livre que vous souhaitez sauver Je prendrais Un tout petit monde
de David Lodge, qui est un auteur que j’aime beaucoup.
Il a cette espèce d’humour - typiquement britannique
- qui fait qu’il se moque des britanniques à travers
un regard qui est quand même celui d’un britannique.
C’est fabuleux.
La bande dessinée que vous souhaitez sauver En studio, l’année
dernière, y’a Antoine, qui est celui qui a mixé
l’album, qui m’a ramené plein de BD japonaises.
Pendant qu’il mixait, moi je ne faisais rien, donc je
lisais ça. Bref, c’est très philosophique.
C’est sur les valeurs très simples de la vie. Par
contre, le problème avec les BD japonaises, c’est
que je ne peux pas me souvenir des noms. En tout cas c’était
très très intéressant.
L’homme que vous souhaitez sauver Mon père.
La femme que vous souhaitez sauver Ma femme, ma fille… Bon,
je dirais ma fille. (Thomas - Emmène ta mère,
elle est là en plus !) (rires)
Le lieu, l’objet ou le monument que vous souhaitez sauver Un des trois ? Bon ben ça
va être très clair, si chacun emporte un objet,
ça va être son instrument. Un lieu, ce serait Donzy,
dans la Nièvre. Donzy dans la Nièvre, c’est
le paradis sur terre. Sandrine je t’en supplie, si un
jour tu as une journée à perdre, va à Donzy
dans la Nièvre. Y’en a plein d’autres, des
endroits comme ça. Tu arrives là-bas, le temps
s’est arrêté. Tu arrives là-bas, les
gens en voiture s’arrêtent, te disent bonjour, prennent
le temps de manger, de vivre… C’est rare. Donzy
dans la Nièvre. Un monument, ça va être
très simple, la civilisation égyptienne me fascine
beaucoup, et donc on va dire la pyramide de Kheops. La pyramide
a une forme très bizarre, pas du tout naturelle, quasi
mystique. C’est une forme d’éternité.
Je pense que c’est le monument terrestre le plus intéressant
qui existe. Avec la Muraille de Chine. C’est un peu con
ce que je te raconte, mais bon. (Non, pas du tout !)
Le plat que vous souhaitez sauver Ah bah, la bouffe, c’est
comme pour le disque ou le bouquin, c’est très
difficile de choisir. On est tous des gros fans de bouffe. Pour
nous, c’est très important. Chez nous c’est,
quand est-ce qu’on bouffe, qu’est-ce qu’on
bouffe. Je vais pas te donner un nom de plat, mais un plat qui
est fait avec amour, avec des choses simples, avec des produits
que la nature nous donne, ce sera un plat merveilleux.
Une œuvre personnelle que vous souhaitez sauver Là, je parle en mon nom,
la chose la plus personnelle et la plus touchante que j’ai
faite, c’est de faire And now it’s time to go avec
le groupe. J’ai un parcours de musicien qui est long,
j’ai travaillé , rencontré plein de gens,
et le truc le plus personnel qui me soit arrivé c’est
cet album-là. On va en faire un deuxième, puis
un troisième, d’ailleurs si on avait eu plus de
temps, on en aurait fait quelques morceaux, c’était
prévu. Une date de sortie prévue ? Pour l’instant,
pas de date de sortie, on le fera quand on sera contents du
résultat. On est très libres de nos choix artistiques,
donc le deuxième album sortira quand on sera fiers de
le sortir. On n’a pas de contrainte par rapport à
un label ou quoi que ce soit, et c’est tant mieux.
Ca vient d’où "Mr Lab" ?
Yves - Bah c’est juste un
nom, un surnom qu’on m’a donné, dû
à mon nom de famille, Labbé. Avec un pote français
on jouait dans un groupe anglais. Et tous les soirs, il me présentait
en disant Mr Lab. Yves Labbé, il avait un peu du mal.
Mr Lab, je trouvais que c’était une identité.
C’est un homme qui a cinq têtes. Après, c’est
au groupe de lui donner de l’ampleur. C’est un rapport
emblématique qu’on a. C’est seulement un
nom tu vois, après, c’est au groupe de lui donner
de la personnalité. C’est comme quand tu te casses
la tête à trouver un nom pour un gosse, un petit
enfant que tu vas avoir, et une fois que l’enfant est
né, c’est lui qui va donner de l’ampleur
au prénom.
Thomas - Tu causes comme un livre !
Yves - Comme un livre de cuisine.
(rires) Non mais, on a tous connu ça… Tu te casses
la tête à trouver un nom, et quand le bébé,
arrive, il lui donne de la rayonnance.
Votre parcours musical ? En fait, bon là, je parle
en mon nom, parce qu’on a tous eu des parcours différents,
mais on a tous eu le virus à l’adolescence. On
se connaissait pas à l’époque, ça
fait pas longtemps qu’on se connaît, tu vois, mais
on a eu ce parcours à l’adolescence, qui fait qu’on
a été attiré par ça. Ca n’a
rien à voir avec une secte, simplement une émotion,
une émotion qui t’attire et que tu as envie de
connaître.