Théâtre Marigny
Salle Popesco
Avenue Marigny
75008 Paris
Tél. 01 53 96 70 20
Dans
un spectacle atypique, mais très réussi, Gérard
Berliner rend un hommage vivant, drôle, émouvant et vibrant
à Victor Hugo. À ne pas manquer.
Déjà plus de 100 représentations au compteur
et des prolongations annoncées : à n’en pas douter,
il se passe quelque chose au Théâtre Marigny, et faute
d’avoir été parmi les "découvreurs"
du spectacle, il convient de rendre compte du succès en cours.
Parlons d’abord de la forme. Ou plutôt des formes, puisque
Gérard Berliner, seul en scène (seulement accompagné
au piano par Roland Romanelli, son vieux complice), mélange
les genres en mixant avec bonheur théâtre classique,
one man show et chanson. Étrange, mais délectable, résultat
qualifié "d’otni" par Jacques Weber : "objet
théâtral non identifié".
Le pari était d’autant plus risqué que notre homme
s’attaque à une figure emblématique de la culture
française : Victor Hugo lui-même !
C’est donc sur le mode du bateleur d’estrade gouailleur
et complice, l’œil pétillant et le bon mot prêt
à fuser, qu’il entreprend de nous raconter la vie du
grand homme (son enfance, son œuvre, ses amours, ses engagements
politiques, son exil…), en ponctuant son propos d’extraits
de ses textes et de… chansons !
Et il faut bien avouer que le résultat est tout à fait
réjouissant, revigorant, voire même exaltant parfois,
tant Gérard Berliner met d’enthousiasme à incarner
son héros indépassable, à le faire revivre sous
nos yeux ébahis de grands enfants à qui l’on raconte
une histoire avant d’aller se coucher.
Alors si la découverte d’un "otni" vous tente,
ne manquez pas de faire un détour par le Théâtre
Marigny : c’est la piste d’atterrissage qu’il s’est
choisi. Et ainsi vous ne pourrez plus dire : "Si je n’ai
pas vu Mon alter Hugo, c’est la faute à Rousseau / Si
je n’y suis pas allé hier, c’est la faute à
Voltaire" !