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     SPeCTaCLeS
 
JEAN-MARIE BIGARD
Des animaux et des hommes

Théâtre d’Enghien
 Le 17 septembre 2002
L’endroit tout d’abord : le Théâtre d’Enghien (Val d’Oise) est typique des théâtres fin XIXe, tout petit, tout rouge et rigoureusement inconfortable. Il ressemble un peu à la ville. Dehors : tout beau, un peu rococo, au bord du lac d’Enghien dans lequel il se reflète. Dedans : tout vieux, usé et râpé… et c’est l’esprit d’Enghien que ça reflète. Et lorsque le rideau se lève, on est persuadé que Joséphine Baker va apparaître !

Et bien c’est ici que Jean-Marie Bigard, pour quatre soirées, va étrenner, frotter, tester, peaufiner son tout nouveau spectacle. Il nous l’annonce d’ailleurs en ouverture et c’est très perceptible dans son comportement. Hésitant, très attentif aux réactions du public, cherchant son texte assez souvent : il passe un réel examen, même s’il est face à une salle conquise par avance.

Ce spectacle que vous verrez bientôt dans les grandes salles parisiennes et ensuite dans nos belles provinces (le DVD dans 9 mois normalement...) est articulé sur les différences entre les animaux et les hommes. Sans déflorer le contenu du spectacle, le ton est d’emblée donné par le petit documentaire animalier projeté avant que n’entre en scène notre homo sapiens sapiens : le Bigard.

Il a potassé, le Bigard, car, s’il n’a pas modifié ses recettes (langage fleuri et images percutantes), il se pique de nous servir une conférence pour laquelle l’ouvreuse a bien pris soin de nous remettre à l’entrée un plan d’intervention digne d’un congressiste se rendant à un symposium de sommités scientifiques. C’est très culturel... Enfin lisez CUL... turel. Mais au-delà de la franche rigolade, le fond est très profond (pas comme le lac d’Enghien entre parenthèses).

Le spectacle est neuf et donc encore inégal dans sa progression. Par exemple, la partie musicale du final faisant appel au public est à revoir : Jean-Marie, on est plus au Club Med !

Allez, soyons indulgent... Et puis comme je n’ai aucune honte à dire que j’aime Bigard (bien moins vulgaire, à mon sens qu’un Michel Drucker ou le moins grossier des grosses têtes de RTL) et que le show n’est encore qu’en rodage…
Je vous le dis : vous pouvez y aller, mais faites garder les gosses durant les 1h30 du show !


Titi Foin
© Jowebzine.com - Septembre 2002
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