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BENJAMIN BIOLAY
Le 28 octobre 2003 à l’Olympia - Paris
QUAND LA MUSIQUE N’EST PAS BONNE
Ce soir-là, Benjamin Biolay avait rendez-vous avec son public et une salle mythique : l’Olympia. Une belle affiche, mais un vrai problème de sono…


C’était le 28 octobre, une date qui restera dans l’histoire de pour 2 raisons : le 100e numéro de Jowebzine.com (eh oui, déjà !) et le concert de Benjamin Biolay à l’Olympia !

Toujours prête à servir les lecteurs de notre web magazine, je me suis donc dévouée pour couvrir ce deuxième événement. À noter tout de même, ce dévouement m’a conduit à rater LA SOIREE ANNIVERSAIRE JOWEBZINE.COM ! C’est donc avec le cœur un peu lourd, mais plein d’espoir, que je me suis rendue à l’Olympia.

Après un placement manu militari par une hôtesse dont l’amabilité n’avait d’égal que la courtoisie, je me suis retrouvée dans la travée droite des sièges orchestre avec une vue imprenable sur l’ensemble de la scène. Patiemment, j’ai attendu que la lumière baisse pour qu’enfin apparaisse… Marjolaine, la première partie de ce concert. Premier sujet d’étonnement donc, puisque nous vous annoncions dans l’Agenda de ce jour mémorable, Heather Nova en première partie. Les premières chansons de cette jeune femme sont rigolotes, ensuite, le ton devient plus « tristoune » et on attend avec une certaine impatience la vedette pour laquelle on s’est réellement déplacé.

Benjamin et Chiara

C’est vers 21h30 que Benjamin Biolay fait enfin son apparition après 5 bonnes minutes dans une obscurité totale liées à « un incident technique de dernière minute indépendant de la volonté des techniciens ». Les basses vrombissent enfin et c’est le début de 2 heures de musique tour à tour électro et rock aux accents de country, bref un cocktail détonnant pour les oreilles.

Dès le début, un film en toile de fond illustre ses paroles : images d’enfants qui jouent, puis évidemment les Kennedy, Marylin, personnages chers à cet auteur qui inspirèrent son premier album Rose Kennedy.

Dès le troisième morceau, Benjamin est rejoint sur scène par sa muse, Chiara Mastroianni. Entre eux, une grande complicité, des regards entre chaque mot, des sourires. Chiara va l’accompagner notamment pour Billy Bob a raison ou encore Je ne t’ai pas aimé. On peut tout de même regretter que la voix de Chiara soit complètement couverte soit par la musique, soit par la voix de Benjamin mais on est à l’Olympia et parler de problèmes de sonorisations dans ce lieu mythique serait une gageure… Clin d’œil particulier aux spectateurs qui ont crié pour regretter qu’il y ait trop de basses !


Un auteur hors du commun

Pas de polémique donc. En 2 heures de spectacle, Benjamin Biolay balaiera l’ensemble des titres de son répertoire auxquels sont associés à chaque fois une vision de l’artiste mais aussi ses engagements puisqu’il utilise notamment des images d’Amnesty International. Ce concert constitue la preuve que Benjamin Biolay est un auteur hors du commun, un nouveau poète des temps modernes qui cherche sa place face au public. Seul sur scène avec ses musiciens, fragile, mal à l’aise, il intègre la cigarette dans son jeu de scène… Il est donc difficile de ne pas penser à Gainsbourg tant il se dégage de lui une sensibilité, une timidité à fleur de peau. Sa grande maîtrise des mots l’en rapproche encore plus et, preuve ultime, Benjamin Biolay vient d’écrire pour Juliette Greco.

Benjamin Biolay est un artiste complet, accompagné de musiciens talentueux, la mise en images et l’éclairage de son spectacle constituent une prouesse artistique. On aura encore plus de plaisir à le retrouver sur scène lorsqu’il s’y sentira parfaitement à l’aise et qu’il ne devra pas subir de désagréments techniques. Benjamin, on est tous avec toi !


Caroline Ribière
© Jowebzine.com - Novembre 2003


Site : àdécouvrir, le très beau site non-officiel de Benjamin Biolay www.kerenann.net/bbiolay

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