QUAND
LA MUSIQUE N’EST PAS BONNE
Ce soir-là, Benjamin Biolay avait rendez-vous avec son
public et une salle mythique : l’Olympia. Une belle affiche,
mais un vrai problème de sono…
C’était le 28 octobre, une date qui restera dans
l’histoire de pour 2 raisons : le 100e numéro
de Jowebzine.com (eh oui, déjà !) et le concert
de Benjamin Biolay à l’Olympia !
Toujours prête à servir les lecteurs de notre
web magazine, je me suis donc dévouée pour couvrir
ce deuxième événement. À noter
tout de même, ce dévouement m’a conduit
à rater LA SOIREE ANNIVERSAIRE JOWEBZINE.COM ! C’est
donc avec le cœur un peu lourd, mais plein d’espoir,
que je me suis rendue à l’Olympia.
Après un placement manu militari par une hôtesse
dont l’amabilité n’avait d’égal
que la courtoisie, je me suis retrouvée dans la travée
droite des sièges orchestre avec une vue imprenable
sur l’ensemble de la scène. Patiemment, j’ai
attendu que la lumière baisse pour qu’enfin apparaisse…
Marjolaine, la première partie de ce concert. Premier
sujet d’étonnement donc, puisque nous vous annoncions
dans l’Agenda de ce jour mémorable, Heather Nova
en première partie. Les premières chansons de
cette jeune femme sont rigolotes, ensuite, le ton devient
plus « tristoune » et on attend avec une certaine
impatience la vedette pour laquelle on s’est réellement
déplacé.
Benjamin et Chiara
C’est vers 21h30 que Benjamin Biolay fait enfin son
apparition après 5 bonnes minutes dans une obscurité
totale liées à « un incident technique
de dernière minute indépendant de la volonté
des techniciens ». Les basses vrombissent enfin et c’est
le début de 2 heures de musique tour à tour
électro et rock aux accents de country, bref un cocktail
détonnant pour les oreilles.
Dès le début, un film en toile de fond illustre
ses paroles : images d’enfants qui jouent, puis évidemment
les Kennedy, Marylin, personnages chers à cet auteur
qui inspirèrent son premier album Rose Kennedy.
Dès le troisième morceau, Benjamin est rejoint
sur scène par sa muse, Chiara Mastroianni. Entre eux,
une grande complicité, des regards entre chaque mot,
des sourires. Chiara va l’accompagner notamment pour
Billy Bob a raison ou encore Je ne t’ai pas aimé.
On peut tout de même regretter que la voix de Chiara
soit complètement couverte soit par la musique, soit
par la voix de Benjamin mais on est à l’Olympia
et parler de problèmes de sonorisations dans ce lieu
mythique serait une gageure… Clin d’œil particulier
aux spectateurs qui ont crié pour regretter qu’il
y ait trop de basses !
Un auteur hors du commun
Pas de polémique donc. En 2 heures de spectacle, Benjamin
Biolay balaiera l’ensemble des titres de son répertoire
auxquels sont associés à chaque fois une vision
de l’artiste mais aussi ses engagements puisqu’il
utilise notamment des images d’Amnesty International.
Ce concert constitue la preuve que Benjamin Biolay est un
auteur hors du commun, un nouveau poète des temps modernes
qui cherche sa place face au public. Seul sur scène
avec ses musiciens, fragile, mal à l’aise, il
intègre la cigarette dans son jeu de scène…
Il est donc difficile de ne pas penser à Gainsbourg
tant il se dégage de lui une sensibilité, une
timidité à fleur de peau. Sa grande maîtrise
des mots l’en rapproche encore plus et, preuve ultime,
Benjamin Biolay vient d’écrire pour Juliette
Greco.
Benjamin Biolay est un artiste complet, accompagné
de musiciens talentueux, la mise en images et l’éclairage
de son spectacle constituent une prouesse artistique. On aura
encore plus de plaisir à le retrouver sur scène
lorsqu’il s’y sentira parfaitement à l’aise
et qu’il ne devra pas subir de désagréments
techniques. Benjamin, on est tous avec toi !
Caroline Ribière
© Jowebzine.com - Novembre 2003
Site : àdécouvrir, le très beau site non-officiel
de Benjamin Biolay www.kerenann.net/bbiolay
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