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BLUR
Le 16 octobre 2003
L l’Olympia - Paris

1re partie : The Coral
DAMON EMERVEILLE
Six mois après son fabuleux concert du Bataclan, Blur était de retour à Paris pour offrir, sans surprise, une soirée exceptionnelle à l'Olympia.


Deuxième passage par la capitale pour Blur après le Bataclan en avril dernier. On se souvient encore de cette soirée magique qui, pour beaucoup, a hissé Blur au rang de meilleur groupe de l'année 2003. C'est avec impatience donc qu'on se précipitait dans cette mythique salle de l'Olympia, endroit idéal pour accueillir les Anglais dont les passages en France sont de plus en plus rares.

The Coral avaient la lourde tâche d'ouvrir la soirée. La prestation des 7 membres de ce jeune groupe est plutôt mitigée. Durant les 40 minutes qui leur sont offertes, ils n'arrivent pas à imposer leur rock décalé. Décevant de la part de ce groupe qui s'enlise dans des mélodies qui manquent cruellement de diversité. La critique est évidente et directe. Une prestation un peu vide qui, malheureusement, ne s'explique pas par le manque de talent des Liverpuldiens, car le dernier morceau, Migraine, offre une sortie de toute beauté sous un déluge sonore psychédélique démontrant la puissance que renferme ce groupe...

Le set de Blur s'ouvre avec Ambulance, certainement un des morceaux les plus réussis de Think tank, dont les paroles pourraient servir de métaphore à Blur aujourd'hui. Damon Albarn confiant, convaincu qu'il n'y avait aucune raison d'être effrayé ou d'abandonner, car Blur a gagné en maturité, encore et encore. Et ce malgré les différents problèmes que le groupe a rencontrés.

Avec une sélection de titres plus anciens bien sentie comme End of the century, le surprenant Blue jean, la beauté acoustique de Badhead ou l'imparable For tomorrow, la bande à Damon Albarn offre une prestation raffinée et serrée. Il faudra attendre Boys & girls, jouée de façon un peu ironique, pour que le public se réveille enfin. Damon Albarn devant s'y reprendre à plusieurs reprises pour demander un peu plus d'entrain de la part de celui-ci, que ce soit sur une version allongée de l'émouvant Tender ou de Brothers and sisters.

Un peu moins surexcité qu'au Bataclan, Damon Albarn semble heureux, souriant béatement à plusieurs reprises et ne pouvant s'empêcher de dire qu'il aime notre cher pays, notre bouffe ou nos trains rapides... Même sous ses airs un peu étourdis, il mène parfaitement son groupe, avec aisance et confiance. C'est un réel plaisir de le voir accompagné de sa guitare, heureux comme un enfant, plaquer ses quelques accords avec amusement comme sur Gene by gene ou Out of time. On se demande encore où il puise toute cette énergie, pour tenir aux ravages que sont Song 2 ou We've got a file on you. Alex James, lui, se fait plus discret, toujours avec cette classe qui le caractérise donnant une impression de simplicité déconcertante. Dave Rowntree, lui aussi très discret, est impressionnant derrière sa batterie. En plus d'accomplir avec perfection son nouveau rôle de choriste, le monsieur donne l'impression de jouer à Wembley comme sur On the way to the club et son final étourdissant parfaitement enchaîné avec We've got a file on you.

La soirée s'achève rapidement avec l'envoûtant This is a low. La passion avec laquelle le groupe livre ses chansons, cet effort et cette persévérance musical, la proximité du groupe avec son public fait certainement de Blur ce qui se fait de mieux aujourd'hui en Angleterre.


Jerome B.
© Jowebzine.com - Octobre 2003


Sites
www.blur.co.uk : le site officiel du groupe, très réussis et très complet.
www.magicblur.net : le site français incontournable de blur.
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