Après
un week-end passé à buller au soleil, quoi de mieux
quun bon (très bon) concert ?
Cest avec une ponctualité remarquable, quà
20 heures pile, la première partie débute sur les chapeaux
de roues... 3 jeunes gratouilleurs de guitares se mettent à
brailler sur scène dans un vacarme assourdissant et dans les
gradins, la perplexité se fait sentir. Ce groupe de gai-lurons
sappelle Feeder et semble avoir été reconnu par
les accros de MTV. Bref, je ne vous cache pas que javais hâte
den finir pour voir enfin ceux pour qui je métais
déplacée... Coldplay !
Après une heure à la limite du seuil de rupture acoustique,
la lumière se rallume enfin et le décor ou plutôt
les instruments destinés à Coldplay sont installés.
Cest le moment rêvé pour remplir les flyers à
leffigie du groupe qui milite pour le commerce équitable
et soutenir leur action... Le Zénith est plein à craquer,
la tension monte, le groupe se fait attendre...
Enfin, vers 21 h15, ils font leur entrée et ça démarre
très très fort... Au piano, Chris Martin est éblouissant
et se déchaîne littéralement sur Politik. Le décor
est quasi inexistant, la mise en scène seulement rythmée
par léclairage. Pour débuter, des spots de couleur
bleue éclairent le pianiste pour mieux mettre en valeur son
génie et surtout sa folie... Il frappe sur son piano comme
un dingue, déplace son tabouret, danse littéralement...
Tout au long du concert, le chanteur fait preuve dune remarquable
énergie quil communique avec entrain à son public.
Chris Martin est partout à la fois, sur le devant de la scène,
près des autres musiciens, il court, danse, chante, passe du
piano à la guitare, bref, il samuse et fait le spectacle
à lui tout seul ou presque.
Il parle aussi français avec un superbe accent british et annonce
"Une chanson triste" qui nest autre que Scientist.
Il demande aussi aux spectateurs de chanter avec lui pour montrer
que les divergences entre la France et lAngleterre nentament
en rien la complicité qui existe entre le groupe et ses fans.
Ainsi, tout le Zénith fredonne des "Come on yeah"
sur Everythings not loast.
Sur Yellow, la lumière est jaune et les stroboscopes balaient
aussi bien la scène que le public, des écrans placés
au-dessus de la scène font aussi des zooms sur le groupe. Le
moment le plus fort de ce concert restera sans aucun doute, celui
ou Chris Martin a entamé Clocks, un faisceau de lumière
vert traversant la scène et projetant les images de nuages
situés sur les écrans derrière le groupe. Le
Zénith était debout, tout le monde chantait, cétait
lapothéose, le feu dartifice dun concert
éblouissant !
Ce concert a fini bien sûr, par des rappels, et un final inédit,
interprété en solo par Chris Martin à la guitare
et dont la mélodie raisonne encore, encore... Pas de doute,
on en redemande !
Sites à visiter : www.maketradefair.com
pour laction sur le commerce équitable. A noter que Chris
Martin après un voyage en Haïti a entrepris de défendre
cette cause et le moins quon puisse dire cest quil
y participe activement puisque outre les flyers distribués
au concert, ladresse du site défilait en continu sur
les écrans géants et que le chanteur a lui-même
invité tous les spectateurs à sy connecter et
à agir. On trouve dailleurs un lien vers ce site sur
le site officiel du groupe www.coldplay.com
et bien sûr des tas dautres infos.