Samedi
6 avril, l'Agora nous conviait à une soirée pop exceptionnelle.
La première partie était assurée par les Angel
Face qui, depuis leur premier quatre-titres autoproduit ont fortement
progressé. Si les compositions sont encore un peu trop empruntes
de leurs influences (Radiohead, Muse, Tokyo/Overtones),
les Angel Face font preuve d'une réelle solidité scénique
et possèdent avec leur morceau Christ un tube imparable. En
les voyant sur scène, l'auditeur enthousiaste aura tout le
loisir de se souvenir de ce qu'il faisait de si important à
16 ans.
La meilleure surprise de cette soirée est venue des Sweet Apple
pie. Ce groupe originaire de Toulouse nous a réchauffé
avec sa pop énergique et revigorante, loin de la mélancolie
de rigueur chez les groupes actuels. Il y avait longtemps qu'un concert
pop ne m'avait autant procuré de plaisir. Les Sweet Apple pie
ont tout pour séduire : un répertoire excellent et taillé
pour la scène, un bassiste chanteur énergique, une choriste
claviériste charmante, et une joie de jouer et de vivre contagieuse.
Le genre de concert qui donne envie de se saisir d'une guitare ou
de se plonger dans l'écoute de Revolver, Pet Sounds ou The
village Green. On peut aussi tout simplement acheter leur excellent
premier album : Everybody wants to be a supertiger. Un groupe à
suivre.
Pas du tout convaincu par Kontiki, leur premier album, c'est avec
le réel espoir de repartir des refrains en tête, que
j'ai retrouvé les Cotton Mather sur scène. Malheureusement,
je n'ai pas du tout accroché au concert des Texans. Certes
les Cotton Mather étaient desservis par une balance approximative
(problème récurrent des affiches multiples) mais le
groupe préféré de Noël Gallagher est loin
de valoir sa réputation. Groupe pop totalement transparent,
les Cotton Mather sont aussi ennuyeux sur scène que sur disque.
Une prochaine fois peut-être.