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VINCENT DELERM

La Cigale
Le 6 novembre 2002
Nouvel auteur compositeur de la scène musicale française, Vincent Delerm a sorti son premier album au printemps et il est sans doute inutile de préciser que je l’avais appris par cœur avant d’aller à La Cigale.

Je dois vous avouer que je ne sais pas très bien par où commencer pour vous faire partager la richesse de ce spectacle : ce concert était tout simplement époustouflant !

Vincent Delerm arrive sur scène, se met à jouer du piano (normal, me direz-vous, c’est son seul accompagnement !) tout en parlant au public... mais ce n’est pas vraiment lui qui parle : c’est une bande-son pré-enregistrée par lui-même sur laquelle il vient compléter les "blancs" ménagés à cet effet, ce qui déclenche un fou rire général dans la salle. Voilà, le ton est donné et toute la soirée se déroule selon un principe édicté par le chanteur : une chanson sordide pour deux rigolotes.

Chaque morceau est une petite scène de la vie quotidienne tournée en dérision, mais dans laquelle chacun peut se reconnaître : un dîner chez une amie qui prépare "toutes les fois de la salade de maïs", des parties de jeux de société qui finissent mal... Ajoutez de nombreuses mimiques, des regards, des soupirs : c’est ainsi que Vincent Delerm communique avec son public, et ça marche ! Toute la salle reprend en cœur Le Monologue Shakespearien et frappe le rythme.

Irène Jacob fait aussi une apparition sur scène pour l’accompagner sur une nouvelle chanson bourrée de références musicales classiques (elle l’accompagne sur son album dans la lecture de Cosmopolitan). Là, on découvre que non seulement elle chante très bien mais qu’en plus, elle joue parfaitement du piano.

Et les découvertes ne s’arrêtent pas là. Ce concert est une présentation de ce qui, je l’espère, sera le prochain album. Les souvenirs tragi-comiques de Vincent Delerm sur les cours de gymnastique du collège ou sa lecture acerbe des agendas des adolescentes me font penser que ce deuxième opus sera aussi caustique et appréciable que le premier.

Le public est plus que conquis et les rappels s’enchaînent (six au total !). Pour ma part, j’ai un petit pincement au cœur quand, pour rendre hommage à celui qui lui a permis de chanter pour la première fois à la Cigale, il a repris Les transports en commun de Thomas Fersen dont il avait assuré la première partie en juillet 2001 (eh oui, c’est là qu’on s’est rencontré !).

Bref, vous aurez compris que je suis totalement sous le charme de ce jeune homme, mais par crainte que vous ne mettiez en doute mon objectivité, je tiens à vous préciser que l’applaudimètre a explosé et que, malgré le temps morose de l’hiver, la Cigale s’est levée !


Caroline Ribière
© Jowebzine.com - Novembre 2002



À noter : Vincent Delerm est en concert jusqu’au printemps prochain dans toute la France et comme "Je suis prêt(e) à tout pour que ça passe", on se reverra sûrement au Bataclan en mai 2003.
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