Si
un bon rire équivaut à un steak, j’ai dû
engloutir au moins 3 bœufs vendredi soir lors de la représentation
de Franck Dubosc en "romantique".
Accueil disco au Bataclan avec la boule à facettes, les
guirlandes multicolores et au son des tubes qui faisaient danser
dans les boîtes en 1980. On est dans son fauteuil rouge
et on attend les plus beaux yeux bleus de l’humour.
Franck Dubosc arrive tout beau dans son costume brillant et
nous raconte sa feue histoire d’amour avec Véro,
après sept ans de vie commune. Ça évolue
de leur rencontre à ce jour, en passant par les étapes
incontournables de leur vie de couple : la première soirée,
les vacances au camping, le faux-pas avec Bambie, son séjour
à l’hôpital psychiatrique, etc.
C’est vraiment bon sur toute la ligne. Frank Dubosc joue
avec adresse des repères que nous avons tous dans notre
vie de couple, pour ceux qui vivent cette expérience,
et du coup, ça fait mouche.
Coincés et bonnets de nuits s’abstenir car, il
faut le reconnaître sans fausse pudeur : c’est bon
de s’esclaffer des "conneries" situées
forcément plus bas que la ceinture.
Mais il n’y a pas que cela qui fasse rire dans le spectacle
de Franck Dubosc. Les mimiques, les descriptions, la participation
active du public et l’art de planter le décor,
contribuent à l’effet irrésistiblement comique
des situations. Je pense par exemple au nudiste en vacances
qui fait ses courses au supermarché…
Tant et si bien que quelquefois on ressent la douleur la plus
agréable qui soit, celle proche de la crampe qui s’empare
de l’articulation de nos maxillaires.
Durant tout le spectacle, Dubosc occupe magistralement bien
la scène, il a une pêche d’enfer, les illustrations
sonores sont très réussies, tout cela concourt
à nous procurer deux heures de ce qui est le propre de
l’homme : le rire dans son plus bel état.