Quelques 1 500 privilégiés, dont votre serviteur, ont
pu assister samedi dernier au concert de Peter Gabriel à la
Mutualité. Prélude à une tournée mondiale
qui repassera par la France en 2003, Peter Gabriel présenta
à cette occasion la quasi-totalité de son nouvel album,
Up, qui devait sortir quelques jours plus tard.
La dernière apparition de lartiste sur une scène
parisienne remontait à 1998 à loccasion dun
concert donné en faveur dAmnesty International. Une prestation
trop courte (deux titres dont un inédit qui figure sur son
nouvel album) pour nous faire oublier sa tournée Us et ses
concerts magiques du Zénith et de Bercy.
21h15, les musiciens entrent sur scène sous une formidable
ovation. Entouré de ses fidèles Tony Levin (Basse) et
David Rhodes (Guitare), Peter Gabriel attaque son set par Darkness,
premier morceau de son nouvel album.
Lange va passer la plus grande partie de son show derrière
ses claviers, accompagné dune nouvelle choriste (sa fille),
dun nouveau batteur (exit Manu Katché) et dun musicien
multi instruments (nouveau lui aussi). Peter Gabriel tient la forme
et les formes : il va nous montrer durant près de 2h00 quil
est toujours une bête de scène.
Tout au long de la soirée, son concert va monter en puissance
et la mayonnaise va prendre. Les nouveaux morceaux inconnus du public
au moment du show vont faire mouche, Growin up et The Barry Williams
show en tête. Il nous gratifie aussi dun titre inédit,
Animal nation, annoncé comme une chanson de son prochain album
et déjà, à la fin du morceau, on regrette quil
ne figure pas sur celui-ci. Par contre, très peu de chansons
de ses derniers albums seront joués ce soir là. Mais
nous auront droit quand même aux classiques : Sledgehammer,
Red rain, Mercy street (So) et Digging in the dirt (Us).
Cette version dépouillée de son spectacle nous met leau
à la bouche et lon attend avec impatience celle de lannée
prochaine, mise en scène par lhomme de théâtre
québécois Robert Lepage.
Mais il est tard et il faut se quitter. See you soon Peter.