PAPY
FAIT DU ROCK
Dernière date française pour Grandaddy, le groupe
Californien qui a explosé cette année en Europe
avec sa pop electro-électrique et ses mélodies
imparables.
Dernière date dans notre pays pour les Californiens de
Grandaddy, après un concert très convaincant quelques
jours auparavant à l'Elysée Montmartre. La petite
salle du Ninkasi Kao affiche complet depuis quelques semaines
déjà, preuve une nouvelle fois que Grandaddy est
attendu. En effet, depuis la sortie de Sumday, les bricoleurs
de Modesto sont tout simplement devenus incontournables.
Les Belges de OMR ont eu le privilège d'accompagner Grandaddy
en France pour cette tournée Les Inrocks/Nokia. Sur scène,
le groupe n'est pas très convaincant par son manque de
présence et une attitude minimaliste lassante. Cependant,
certaines mélodies sont accrocheuses et mériteront
une écoute plus attentive sur disque.
Electric Soft Parade remplace Elbow comme prévu, profitant
de l'occasion pour s'offrir une petite tournée de promo
pour leur nouvel album The
american adventure qui a d'ailleurs reçu
un accueil mitigé. Mais sur scène, les jeunes
frères Thomas et Alex White remettent tout le monde d'accord
avec un sens de la mélodie remarquable. Entre ballades
plutôt folk et chansons beaucoup plus énergiques,
le groupe de Brighton offre une très bonne prestation.
Ajoutez à cela un groupe très amical et sans complexe,
s'amusant, par exemple, à reprendre AM180 ou The crystal
lake de Grandaddy pendant quelques secondes, et la formule marche
parfaitement. Electric Soft Parade est un groupe plein d'avenir,
voilà qui mérite d'être souligné.
Place enfin à Grandaddy, que l'on pourrait presque qualifier
de stars si on s'en tenait aux quelques "supporters"s
braillant sans cesse "Jasonnnnn !", ce qui est assez
troublant, surtout vis-à-vis de celui-ci qui, comme à
son habitude, restera planqué derrière sa casquette.
Il lâchera juste quelques mots pour commenter les vidéos
qui accompagnent chaque chanson. Troublantes pour certains,
d'autres les trouveront un peu niaises et un peu poussées
dans l'esprit "pêche et nature". Mais tout n'est
pas à prendre au premier degré avec Grandaddy,
où tout repose justement sur cette opposition d'absurdité
et de mélancolie. De même pour la musique qui,
au passage, colle parfaitement avec ses vidéos, où
l'on retrouve cette touche si particulière qui fait de
Grandaddy un groupe unique.
Les chansons jouées ce soir sont, pour la plupart, extraites
de The sophtware slump et de Sumday.
On peut regretter cependant l'omission de titres comme Ok with my
decay, The warming sun ou Saddest vacant lot in all the World. Jim
Fairchild justifiant ce choix par le fait que le groupe n'avait pas
envie de jouer de chansons trop déprimantes, ou que certaines
étaient trop spéciales. Ce qui laisse un petit vide
c'est vrai, même si Grandaddy assure parfaitement son rôle
de tête d'affiche en jouant de façon très "carrée".
Impossible donc de rester insensible devant ce groupe. Grandaddy a
ce quelque chose qu'on ne retrouve nulle part ailleurs !