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MUM

Café de la Danse
Le mercredi 21 avril 2004
BEAU COMME UN GEYSER
Les Islandais de Mùm (qui sortent leur nouvel album, Summer make good) étaient mercredi dernier au Café de la Danse. Un concert parfait, dont il est difficile de se remettre.



L’Islande est un pays fascinant. Entre les volcans et les geysers, il y a de vraies merveilles musicales. Il y a bien sûr la déjantée (mais si étonnante) Björk, les passionnants Sigur Ros (dont le dernier opus sorti il y a deux ans, ( ), est un petit bijou) mais également les moins connus (mais très estimés) Mùm.

Quatuor jusqu’à il y a peu, le trio a sorti tout récemment (chez Fat Cat) un nouvel album, Summer make good, mélange savant d’électronica minimaliste et d’ambiance improbable. Un de ces albums parfaits, qui vous emplissent d’émotion et vous font littéralement voyager.

Afin de faire découvrir son nouvel opus, Mùm était en concert mercredi dernier au Café de la danse. Une belle salle, un public nombreux (la date affichait complet depuis des semaines) : bref, tout était réuni pour assister à un concert dont on se souviendrait encore longtemps.

Ce sont les Animal Collective (autre signature de Fat Cat, décidément un label des plus intéressants) qui ouvrent. La salle est déjà pleine, et pendant les 30 à 40 minutes du show, le public répond présent devant, pourtant, une musique assez difficile d’accès.

Difficile de s’en remettre

Mùm prend la suite. Ils sont six sur scène. Quelques notes sont jouées, Kristin Anna Valtysdóttir commence à chanter de sa voix si particulière (quasi-enfantine) et c’est toute une salle, déjà conquise, qui s’évade. Le groupe enchaîne les morceaux du dernier album (le très beau hù hviss - a ship notamment), mais n’oublie pas de jouer quelques titres des précédents Yesterday was dramatic, today is ok et Finally we are no one.

Le groupe crée ses ambiances, la joue minimaliste ou fait tout le contraire en faisant tonner la batterie et riffer la guitare. Le public respecte les passages plus silencieux, qui donnent au Café de la Danse une atmosphère de cathédrale.

Tantôt chanté (dans une langue tout bonnement incompréhensible), tantôt uniquement musical, ce concert atteint souvent une beauté rare, assez improbable en live. Une heure et demie (et un rappel) plus tard, nos Islandais s’échappent de la scène, en remerciant, gênés, le public. Un public tout simplement effaré de tant de beauté. Difficile de s’en remettre.

Olivier Combes
© Jowebzine.com - Avril 2004
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