La
foule se presse devant la Cigale en ce lundi 22 avril 2002 pour aller
écouter Jean-Louis Murat. Ordinateurs et synthétiseurs
avaient peuplés la scène de lOlympia lors de sa
dernière apparition parisienne et lon se demande à
quelle sauce le poète du col de la Croix-Morand va nous servir
son dernier album, Le Moujik et sa
femme.
Jean-Louis Murat, pieds nus, nous accueille dans un décor sobre
et sombre accompagné dune formation réduite au
strict minimum : un batteur et un bassiste. Les guitares et keyboards
étant assurés par lui-même.
Le concert va tourner autour de trois albums (son dernier opus, Mustango
et Cheyenne Autumn) et Murat va faire passer à son public un
moment agréable avec ses mélodies enivrantes et les
tubes potentiels de son dernier album que sont Foule romaine, Molly
et lAmour qui passe.
Oubliées ses sautes dhumeur. En lespace de deux
heures de spectacle, Jean-Louis Murat redevient un chanteur à
la musique et aux textes accessibles. Certes il continue de livrer
des versions inédites, et quelquefois surprenantes, de ses
dernières chansons, mais la simplicité des arrangements
leur donne encore plus de force émotionnelle comme pour la
version électro-accoustique de Baby carni bird.
Devant un parterre de fans de la première heure, lécoutant
religieusement, il profite de la partie piano pour dialoguer et distiller
son venin, non sans humour, en commentant lactualité
politique. Et comme à son habitude, Jean-Louis Murat est là
où on ne lattend pas. Malgré une chanson comme
Les gonzesses et les pédés (Mustango), il évite,
au lendemain dune consultation nationale qui a donné
le résultat que lon connaît, de transformer son
spectacle en un meeting du front républicain. Le Murat 2002
préfère taper à droite et à gauche sans
beaucoup de discernement.
On espère toutefois que cette tournée, expurgée
de ses non-commentaires politiques, va donner vie à un album
live qui permettra à tous de retrouver Jean-Louis Murat en
toute simplicité, un homme sans soucis en quelque sorte. La
la la la