En tournée en France
Le 8 avril 2004 à Le Vésinet
Le 27 avril 2004 à Fougères
Le 28 avril 2004 à Dinan
Le 30 avril 2004 à Noisy-le-Sec
Le 4 mai 2004 à Nivelles
Le 5 mai 2004 à Lille
Le 11 mai 2004 à Cholet
le 13 mai 2004 à Courbevoie
Le 14 mai 2004 à Charenton-le-Pont
Le 15 mai 2004 à Montigny-le-Bretonneux
Le 18 mai 2004 à Villejuif
Le 25 mai 2004 à Vierzon
Le 27 mai 2004 à Compiègne
Le 28 mai 2004 à Herblay
Les 2 et 3 juin 2004 à St-Germain-en-Laye
Le 5 juin 2004 à Cannes
Les 10 et 11 juin 2004 à Caen
Le 15 juin 2004 à Dijon
Quand
quatre musiciens classiques virtuoses décident d'être
drôles, ça donne ce spectacle d'une qualité
inouïe qu'il ne faut rater sous aucun prétexte.
Deux violons, un alto, un violoncelle : un quatuor à
cordes tout ce qu’il y a de plus classique, queues de
pie de rigueur. Serions-nous venus à un petit concert
entre virtuoses et mélomanes avertis ? On pourrait presque
y croire, pourtant nul n’ignore que dans ces costumes
solennels se sont glissés quatre anarchistes de l’archet,
des fous-furieux du chevalet, des dérangés de
la volute, qui pendant près de deux heures vont se livrer
à une démonstration de musique acrobatique, excentrique,
hystérique mais non moins poétique.
Voilà 24 ans déjà que le Quatuor fait des
siennes, et que l’on a salué ses talents dans toute
la presse de France et de Navarre. Mais loin de se reposer sur
leurs mentonnières, c’est tout auréolés
du Molière 2003 du meilleur Spectacle Musical qu’ils
fanfaronnent encore à travers la province avec leur dernier
spectacle, Sur la corde rêve, mis en scène par
Alain Sachs, et tout simplement génial.
Ces quatre mousquetaires hors pair réussissent en effet
à mettre Stradivarius et consorts à la portée
de tous, faisant voler en éclats, dans un nuage de colophane,
les ambiances feutrées habituellement réservées
à ces instruments-là. Et vas-y que tournoient
les queues-de-pie pas si rigides que ça au son des Beatles,
sur des airs d’opéra ou même au rythme de
medleys inouïs dans lesquels Tiens voilà du boudin
a enfin trouvé une place (merci pour lui !).
Non contents de se révéler excellents musiciens
et chanteurs, ces quatre funambules de l’instrument à
cordes nous font rire ou rêver sans relâche, par
de la comédie tantôt émouvante, tantôt
acrobatique, à la limite du blasphème parfois,
mais toujours crescendo et piu animato, sans doute pour que
l’on n’entende pas le pauvre Mozart se retournant
dans sa tombe. Mime, comédie, valse à 3 temps
pour 2 violons s’auto-accompagnant, tout ceci nous entraîne
dans une joyeuse tornade, pendant que vibrent - et l’on
se demande parfois comment - ces cordes instrumentales et vocales,
sollicitées sans scrupules et sans limites, dans tous
les sens, tous les registres et tous les équilibres plus
ou moins instables, avec l’énergie et la facétie
de quatre artistes épatants.
Quand le rideau tombe, abandonnés au silence, nous sommes
soudain impatients de retourner sur cette "corde rêve",
pour que la magie continue de plus belle de s’échapper
de ces joyeuses caisses de résonance.