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DAMIEN SAEZ
Galaxie - Amnéville - Le 3 mars 2005
Jeune et loin d'être con, Saez refuse d'être un chanteur à la mode, mais il est tout de même le porte parole de sa génération.


Damien Saez avec son look de teenager : jean, tee-shirt noir, veste longue à capuche couleur kaki a assuré devant plus de 3 000 personnes le 3 mars au Galaxie d'Amnéville (Est de la France). L'ambiance était à son paroxysme dès le début du concert qui a duré deux heures quinze ! Saez et ses quatre musiciens ont donné le meilleur d'eux-mêmes et le résultat était plus que satisfaisant.

Pour une fois, je n'aurais pas aimé être devant la scène tellement le public était déchaîné. Vu du haut, les fans formaient une énorme vague mouvante qui déferlait au gré du tempo. Rythmes pop-rock ténébreux, chansons versions longues pour mieux faire vivre ses textes tranchants, effets de lumière doux ou carrément agressifs, Saez avait tout prévu pour que la soirée soit mémorable. Après avoir mis le feu durant la première demi-heure, ils ont eu l'intelligence de calmer un peu l'ardeur et les esprits de la foule avant de repartir de plus belle jusqu'à 23h15…

Les plus belles chansons de son répertoire y sont passées : Jeune et con, J'veux du nucléaire, Hallelujah, J'hallucine, Marie ou Marilyn, Fils de France. Bref, Damien Saez a fait un melting-pot de ses trois album : Jours étranges, God blesse et Debbie.

Il est certain que quand on écoute Saez, il faut être suffisamment intelligent pour comprendre le second degré au risque d'être choqué. Il sait jouer avec les mots et son impertinence, sa verve explicite plaisent sans conteste. Qu'il le veuille ou non, il est devenu un chanteur populaire qui représente bien la nouvelle génération. Il a le verbe bien aiguisé et donne l'impression de mener un combat au travers de ses textes grâce auxquels il exorcise peut-être ses peurs et ses angoisses par rapport à la société actuelle qui ne tourne pas toujours très rond. En tous les cas les thèmes de l'amour, de la guerre, de l'espoir et de la désillusion, des différences, de la mélancolie, du désarroi, sont traités avec un grand réalisme et ça plaît, c'est absolument indéniable.

Écorché et agitateur, émouvant et impertinent il n'aspire qu'à chanter des vérités profondes à sa manière, c'est vrai, mais qu'importe…


Alexandrine Stella
© Jowebzine.com - Mars 2005
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