THE
SERVANT
Le 18 avril 2005 au Galaxie d'Amnéville
Survoltés,
décalés et carrément bons : dans notre
monde surpeuplé de groupes rock préfabriqués,
The Servant sort complètement du lot et on ne s'en plaint
pas !
Ces nouveaux ambassadeurs de la brit pop concoctent un cocktail
audacieux, explosif et savamment composé d'un doigt de
pop-rock électronique et d'un chouïa de funk hip-hop…
On mélange tout cela pour obtenir un bon melting-pot
de genres musicaux radicalement différents et le tour
est joué. Le résultat est l'exaltation voluptueuse
du public qui bascule dans une ivresse décidée
par avance.
Le concert a été une totale réussite, un
vrai plaisir. Le groupe britannique a convaincu les spectateurs
qui étaient aux anges. La prestation scénique
est indéniable : Dan Black occupe toute la scène,
joue avec son public, ses guitares, et ses potes du groupe tout
en n'oubliant pas de s'abreuver d'une petite bière de
temps en temps (autant joindre l'utile à l'agréable…).
Le concert reflète complètement le second
album éponyme du groupe.
On ne regrette pas le déplacement car, quand un groupe
se fait plaisir et délire autant sur scène, cela
se ressent et la connivence s'établit forcément
avec la salle ! L'ambiance survoltée était de
mise au Galaxie car comme dans tout concert, les sonorités
rock avaient été déployées et employées
à la perfection. Lors de titres comme Orchestra, Il can
walk in your mind ou Jesus says : le public n'avait qu'une envie,
c'est que cela ne finisse jamais…
On sent que le grand Dan est dans son trip en concert : il est
dans son élément lorsqu'il se désarticule
au fil des mélodies. Ce qui ne gâche rien, c'est
qu'en plus Dan est plutôt beau garçon, qu'il a
de l'humour et prend le temps de parler à ses fans (en
français s'il vous plaît et avec l'accent british,
c'est plutôt sympa). Bref un mec qui a su transporter
la salle là où il l'avait décidé
: les arrangements sonores, les choix mélodiques ont
eu raison du public qui scandait les chansons avec bonheur.
A tel point que le groupe a dû revenir sur scène
à deux reprises tellement le concert est vite passé
et tellement il était impensable de les voir partir si
tôt. Mais après deux heures de show, leur retraite
était bien méritée.