Pleins
d’énergie, de bons rythmes et de mélodies
entêtantes, les Starsailor nous ont offert, ce soir-là,
de la pop-rock bien british, comme on l’aime !
Loin des salles mythiques de la vie parisienne, le Trabendo
évoque plus l’intimité, les souvenirs d’arrière-salles
de nos caf’conc’ d’ado… et c’est
tant mieux ! Exit les grandes foules et les écrans géants,
les concerts où l’on paie une somme exorbitante
pour voir s’agiter quelques pantins en fond de salle !
Ici, il n’y a pratiquement pas de différence entre
la scène et la salle, et l’ambiance est si cosy
que l’on a l’impression d’assister à
une représentation privée…
Et quelle représentation ! Les Starsailor n’échappent
pas à la règle, loin s’en faut.
Certes, il y a la première partie. Quelques accords vite
répétitifs et souvent lassants d’un groupe
qui a des difficultés à chauffer une salle pourtant
déjà acquise… Qu’importe, cela laisse
une petite musique de fond le temps de boire son demi…
Mais quand enfin les quatre Britanniques entrent en scène,
là commence le vrai spectacle ! Inutile de vous les présenter,
vous avez sûrement dû en entendre parler ou entendre
ressasser l’un de leurs singles (comment ça, Four
to the floor ne vous dit rien ?)… On aurait donc pu s’attendre
à entendre quelques morceaux joués bien tranquillement
comme dans un bon vieux concert de pop-rock british. Après
tout la salle est petite et leur renommée n’est
plus à faire…
Que nenni ! Jouant avec sa guitare comme avec son public, James
Walsh nous a montré que l’on n’attrape pas
forcément la grosse tête lorsque l’on vend
des millions de disques de par le monde, et nous a rappelé
que l’énergie d’un groupe provient bel et
bien de son public…
Seul regret lors de ce concert : le temps qui passe malheureusement
beaucoup trop vite, et lorsqu’après quelques rappels,
le groupe quitte définitivement la scène, c’est
en trainant que nos pas nous mènent dehors… Petite
consolation cependant, ils sont de retour à l’Elysée
Montmartre le 26 novembre !