THE
ROLLING STONES
Fenway Park de Boston
Le 21 août 2005
Bang
! Le coup d'envoi de la tournée US 2005 des Rolling Stones
est donné par une immense explosion pyrotechnique sur
l'écran géant dressé dans l'arène
du Fenway Park de Boston.
36 000 personnes sont là ce soir. Et sur les premières
notes de Start me up, les galactiques apparaissent. La scène
est immense, la plus grande jamais construite dans l'histoire
du rock : 30 m de haut sur 90 m de large. Et c'est parti à
fond. Toujours cette énergie débordante qui galvanise
les foules. Mick Jagger est survolté, comme d'habitude,
tee-shirt noir sous une veste argentée. Et les titres
s'enchaînent sur le même rythme : You got me rocking,
Shattered et Tumbling dice. Puis Rough justice le premier titre
du dernier album.
On calme le jeu avec Back of my hand, dernier blues en date
du groupe, et Beast of burden. Et c'est reparti avec She's so
cold et Heartbreaker, titre des seventies. Puis c'est le surprenant
Night time is the right time de Ray Charles, comme un hommage
au grand chanteur disparu.
Après la classique présentation des musiciens,
Keith Richards, chemise blanche et veste, chante The worst puis
le tout récent Infamy.
Une partie de la scène se détache alors et fend
le public jusqu'au milieu du stade, le groupe toujours en place.
Les Stones jouent Miss you, l'endiablé Oh no, not you
again, puis Satisfaction et, pour finir, Honky tonk women.
Puis ils rejoignent la grande scène et interprètent
Out of control et l'emblématique Sympathy for the devil,
ouh ouh ! La guitare de Keith attaque les premières mesures
de Jumping Jack flash. Et Brown sugar suit pour bien laisser
tout le public KO !
Enfin, ce sera en rappel, et pour conclure ce premier concert,
You can't always get what you want (de L'album Let it bleed),
puis It's only rock'n'roll prolongé pour la circonstance.
Ainsi s'achève cette toute première prestation
qui laisse littéralement lessivés les fans présents.
Et nos héros sexagénaires vont enchaîner
les performances sur tout le territoire nord-américain
avant de gagner l'Argentine puis le Brésil en février
2006. Et pour nous, Français, il faudra attendre certainement
juillet 2006 pour les retrouver au Stade de France. Alors patientons
jusque là avec A bigger bang...