C'est
une première ! Jamais le "plus grand groupe de rock of
the world" n'a joué au Palais Omnisports de Paris Bercy.
La salle est chauffée à blanc et, dès l'intro
c'est la folie. Contrairement à la plupart des concerts de
la tournée Licks, les Stones ouvrent avec Street fighting man,
hymne des combattants de rues de 1968. Seuls les Stones peuvent chanter
la Révolution la soixantaine sonnée !
Ils enchaînent sur le classique It's only rock'n'roll. Ron Wood
fait de la figuration, sa sono n'étant pas réglée.
Le décollage a été laborieux, mais dès
If you can't rock me, le troisième titre, la vitesse de croisière
est atteinte. Vient ensuite Don’t stop, le petit dernier. Et
c'est le superbe Love in vain, blues de Robert Johnson repris depuis
1969 avec un bon solo de Ronnie qui s'est repris, puis Live with me
et Monkey man.
Le mur du son est atteint avec l'extraordinaire Midnight rambler !
Keith, en pleine forme, retarde le break, Jagger intervenant à
l'harmonica. Morceau d'anthologie, le clou du concert ! Puis c'est
le désormais classique Tumbling dice avant que Keith nous gratifie
de Thru and thru et de... Happy.
Jagger revient avec Start me up et le jazzy Can you hear me knocking
avec une longue intervention de Bobby Keys. Un Jumping Jack Flash
d'enfer : le parterre est en transe !
Ils rejoignent ensuite La mini scène centrale pour un retour
aux sources : Mannish boy puis You got me rocking et enfin Brown sugar
avec le solo de Bobby Keys au sax. Et ce sera un rappel avec l'incontournable
Satisfaction. Bercy chavire !
L’album Let it bleed (1970) a été à l'honneur
durant ce 82e concert de la tournée. Les Stones nous surprennent
encore, et ça c'est unique, Mesdames et Messieurs.