Grandiose
! le Stade de France est ce soir un véritable un écrin
pour les Pépites que sont les Rolling Stones : 80 000 personnes
vont assister à une grande messe du rock.
Après une première partie assurée, comme à
Bercy par les Stereophonics, les premières notes de Brown sugar
retentissent dans un véritable délire. Impressionnant
!
Tout est en place ce soir et le show va être grandiose. Les
pierres précieuses vont nous distiller Angie, You can't always
get what you want, Tumbling dice, Bitch (perle rare de l’album
Sticky fingers), It's only rock'n'roll…
Richards chantera sur Slipping away et Before they make me run. Jagger
virevolte aux extrémités de la grande scène et
sur la passerelle, au milieu de la foule, Richards, le Pirate, enflamme
le stade par ses riffs incomparables, sa marque de fabrique. Ronnie
aligne les soli et le tandem Charlie Watts-Darryl Jones (ex-Miles
Davis, s'il vous plait) assure une rythmique d'enfer.
Nous aurons droit ce soir à un extraordinaire Sympathy for
the devil, avec le toit du SdF en feu, et un non moins sublime Gimme
shelter, Lisa Fisher donnant la réplique à Mick.
Ils rejoindront le B-stage pour un surprenant Miss you, puis le blues
de rigueur où Jagger excelle, Little red rooster, et enfin
Street fighting man, toujours le combat !
Puis ce seront les joyaux, Satisfaction et Jumping Jack Flash, pour
conclure ce fabuleux concert, à nul autre pareil. Le dernier
riff de Keith, le salut du groupe, la révérence du Jag
tel Noureev, et l'explosion du feu d'artifice. La fête est finie.
Ces Britanniques dégagent depuis quarante ans une énergie
extraordinaire. Inégalée, sauvage. Ce sont des joyaux
à l'état brut. Nul ne ressort indemne de leurs concerts.
En attendant l'Olympia... pour les chanceux ! Ou Amsterdam, Rotterdam,
Bruxelles... Les Pierres roulent toujours !