Voir
Suzanne Vega en concert, ça narrive pas tous les jours
Mais quand cest le cas, ça vaut le déplacement
!
Et pourtant, il en fallait de la patience : deux heures de première
partie avec tout dabord la jeune et "birkinesque"
Coralie Clément, puis un auteur-compositeur-interprète
new-yorkais talentueux et marrant comme tout (mais ce nest pas
lui quon est venus voir !), puis une bonne demi-heure dattente
avant de découvrir lartiste
Son entrée donne le ton : elle arrive tranquillement avec sa
poignée de musiciens, sans effet de scène, comme si
elle entamait une répétition. Dans un décor minimaliste
et avec des jeux de lumière quasi-inexistants, il fallait un
certain talent pour enchanter le public. Mais Suzanne Vega a des ressources
: sans en rajouter, avec ou sans sa guitare, elle enchaîne les
nouveautés et les valeurs sûres, les ponctue de longues
explications, de petites blagues - car elle ne manque pas dhumour
- devant une salle très anglophone et visiblement ravie. La
belle et discrète rousse sait aussi faire participer le public
avec un grand bonheur. Cest notamment le cas sur Toms
dinner, lintroduction a capela de lalbum Solitude standing
: la célébrissime rengaine (ti ti ti di ) est reprise
par une salle sous le charme. Un vrai régal !
Comme quoi, on na pas forcément besoin dêtre
au Stade de France pour faire un bon concert