ALBATOR
! OHE, OHE,
CAPITAINE ABANDONNE…
Chronique du 12 avril 2005
Après
avoir émerveillé une génération
entière de bambinos masculins aujourd’hui trentenaires,
Albator, son équipage et son magnifique voilier Atlantis
avaient disparu de la circulation depuis presque 20 ans. Grâce
à France 4 (nouvelle-née sur la TNT), le capitaine
corsaire s’offre une tribune de choix tous les jours à
11h30. Mais pourquoi tant d’années de silence ?
"J’ai couché avec un humanoïde, ça
a bousillé ma carrière !"
Vous commencez à connaître mon sens du scoop, mon
envie de vous surprendre chaque semaine, et bien j’espère
que vous ne serez pas déçus. A l’occasion
de la rediffusion intégrale des épisodes d’Albator,
ce dernier a accepté de répondre aux questions
de Jowebzine.com après avoir été jeté
par son public et boudé par la presse pendant près
de vingt ans.
Esteban : Albator bonjour, pouvez-vous nous expliquer
comment tout a commencé ? Albator : En fait c’est Leiji Matsumoto,
un créateur de manga, qui m’a inventé à
la fin des années 60. La BD marchait tellement bien que
je me suis retrouvé à la télé en
1978 au Japon, puis très vite dans le monde entier…
je n’ai rien vu venir…
Esteban : En plus, je crois savoir que pour les Français
vous avez du changer de nom !
Albator : C’est exact, je m’appelle Capitaine Harlock,
mais en déboulant en France dans Récrée
A2, Eric Charden (Ndlr : de Stone et Charden) et Didier Barbelivien
(Ndlr : de Grosse Daube Production) - auteurs de la chanson
du générique en France - ont pensé que
les petits français allaient confondre mon nom avec le
Capitaine Haddock. En hommage à l’oiseau, l’albatros,
je me suis appelé Albator. Pas facile pour draguer les
gonzesses…
Esteban : Justement, pendant des années, tous
les gamins ont cru que vous alliez vous taper Emeraldas (une
femme pirate de l’équipage) ou Nausicâas
(une officier(e) supérieure), et puis non. Tout l’équipage
leur est passé dessus, mais vous… coucouche kékette… Albator : Je sais, à l’époque
la presse à scandale s’est emparée du dossier
et ça m’a coupé dans mon élan. On
était en pleine guerre contre les Sylvidres (dans la
série de1978), puis contre les Humanoïdes (dans
la série de 1984). J’étais tellement stressé
que j’ai fini par tomber dans la cocaonoïdes (drogue
intersidérale) et la téquilanoïde (alcool
galactique).
Esteban : On sait, c’était en 1985. Et
que s’est-il passé ? Albator : Un soir, en sortant d’une boîte
de Jupiter, le Macumbanoïde Night, je me suis retrouvé
nez à nez avec le Professeur Zon, mon ennemi juré.
Nous étions tellement pétés que l’on
a couché ensemble. C’était un piège,
c’est sorti dans les journaux, ma carrière était
brisée…
Esteban : Tout le monde vous a alors abandonné… Albator : Oui, même Dorothée,
qui présentait Récrée A2, ne m’appelait
plus. En France, mes épisodes sont repassés sur
M6 en 1993 et dans le Minikeums en 1998, mais à chaque
fois les directions jeunesses des chaînes ont jugé
que les épisodes étaient trop violents, donc ils
ont tout stoppé au bout de quelques épisodes.
Esteban : Aujourd’Hui, vous avez des nouvelles
des quelques stars de l’époque ? Albator : Avec X-or, Goldorak et Capitaine
Flamme, on était super potes et les gamins nous adoraient.
X-or a fondu les plombs, Goldorak est parti dans son ranch pour
sa retraite et Capitaine Flamme est en prison après avoir
brûlé une gogo danseuse au troisième degré
avec sa kékette lance-flammes, une nuit en boîte…
Esteban : France 4, rediffuse tous les épisodes
de votre série depuis la semaine dernière, vous
devez être content ?
Albator : Oui, c’est bien pour moi et pour l’équipage
qui crève de faim depuis vingt ans. Le fait de faire
partie de la même grille que Nagui et son Taratata, c’est
réconfortant.
Esteban : En même temps, il y a aussi Patrick
Montel (qui commente l’athlétisme sur France 2)
sur cette même chaîne…
Albator : Oh, vous savez, des golgoths, des mongols
et des mecs mal coiffés j’en ai croisé dans
mes périples… alors un de plus ou un de moins…
Esteban : Albator, merci.
Albator : C’est moi. Aïe, putain ma cicatrice
me relance…
Donc, bonne nouvelle que celle du retour d’Albator sur
France 4 tous les jours à 11h30.
Pour ceux qui ont des yeux de lapin pris dans les phares devant
cette chronique, vous devinerez bien que l’interview est
fausse mais les informations, elles, sont vraies (enfin sauf
les histoires de drogues et tout ça…).