POURQUOI CAUET
EST UN C..
Chronique du 5 décembre 2006
Oui,
après des années d’hésitation, des recherches
scientifiques de premier rang sur l’animal, des soirées
en boîte avec l’intéressé pour mieux comprendre
le phénomène de foire qu’est Sébastien
Maurice Jean Cauet, son nom de baptême, nous avons aujourd’hui
la capacité avec preuve à l’appui (et méchanceté
gratuite de ma part) de vous dire en le couchant sur le papier : Cauet,
le porcinet de Fun Radio et de TF1, est un gros c.. ! Mais attention,
avant d’arriver à cette conclusion, le chemin fut long.
Explications…
Premier aveu : nous étions en milieu de semaine dernière
et - comme chaque semaine - notre Rédac Chef de Jowebzine.com
allait nous demander le sujet de nos chroniques et là, l’appréhension
était à son apogée… Pour une des premières
fois de ma carrière de chroniqueur TV, je n’étais
pas loin de la panne sèche, et oui ça arrive même
au meilleur des meilleurs, c’est-à-dire moi ! (si je
ne me congratule pas, personne ne le fera ! C’est la méthode
Cauet, ahahahahaha !).
Deuxième aveu : "Ô ! Seigneur Dieu des chroniqueurs
! Entends ma prière, donne-moi l’inspiration ! Abemus
televisium et chronicum wordum !", dis-je dans un élan
de tristesse. Et là, comme j’ai dû être très
gentil cette année, le Dieu des chroniqueurs me fit lire une
newsletter médias indiquant que Cauet en avait marre de faire
La méthode, voulait la case de 19 h-20 h (et les boiboites
à Arthur, alors ? Ce sont mes amis qui vont être malheureux
– cf. article du même nom -), etc. Alors je ne pus passer
à côté de l’occasion de chroniquer sur Cauet,
le petit groin suintant que j’avais dans ma ligne de mire depuis
un moment.
Troisième aveu : pour être honnête, l’animateur
en question m’a fait rire fut un temps. Au milieu des années
90, moi-même animateur radio, nous étions nombreux dans
le milieu à applaudir la capacité de Cauet, tout juste
la vingtaine passée, à faire le con sur Fun Radio, à
placer 25 canulars par jour à l’antenne et s’entourer
d’une équipe de fous furieux qui n’avaient peur
de rien. Mais l’épisode de la vanne "d’Auschwitz",
même si l’époque libre antenne était à
son zénith, commençait à montrer les capacités
du mec à avoir une face cachée un peu sombre (NDLR :
Cauet s’était fait passer à l’antenne pour
un agent immobilier et avait essayé de vendre l’ancien
camp de concentration de triste de mémoire à de pauvres
gens). Mis à pied puis revenu pour la matinale sur Skyrock
à la fin des années 90, il en fut dégagé,
prit son envol en devenant directeur des programmes de Rires et Chanson
avant de sauver la face aux matinales d’Europe 2… point
de départ de sa fulgurante ascension.
Il instaura le 6 h-10 h avec son équipe de branques qu’il
tient à bout de bras depuis près de 6 ans (heureusement
pour eux, car le QI de mangouste de chacun leur donnerait des perspectives
professionnelles proches du néant ou d’un travail de
mangouste : creuser leur propre trou), des émissions en public,
créa Be Aware production… nous étions en 2003.
Assez curieux sur le personnage, même si fatigué de ses
multiples parodies débiles, de ses matinales qui se répètent
et de ses vannes où toute son équipe doit rire sous
peine de lynchage sur la place publique à l’antenne,
j’assistais en coulisses à une de ses émissions
du vendredi matin en direct au Moulin-Rouge. Pour les non-initiés
qui voyaient en lui un mec simple et sympa, ce fut une découverte
de voir, en face de l’équipe de production, un chef Tutsi
dirigeant à la machette les stagiaires comme ses fidèles
lèches bottes. Le Cauet petit cochon de lait à la tête
en forme de melon qui ne passe plus les portes était né
ce jour-là.
Quatrième aveu : rêve de longue date après un
échec cuisant dans les années 90 avec une pitoyable
émission Allo Cauet (3 mois d’existence en 1994) dont
seuls les chroniqueurs TV à la recherche de la petite bête
(ou de la grosse dans le cas présent) se souviennent, le porcinet
de Saint-Quentin dans l’Aisne inventa un nouveau concept hyper
novateur : La Méthode Cauet, avec dans l’ordre : le décor
d’Ardisson, les questions avec obligation de bite-couille-nichon
(ok, j’suis mal placé pour dire ça…), des
invités vedettes (rebus de la Star Ac, star de L’île
de la tentation). Le tout avec le soutien magnifique et puissant de
Cécile de Ménibus, que j’ai croisé quelques
moments quand elle était un brin plus jeune, qu’elle
s’appelait encore Cécile Moharic Hellouin de Menibus,
dite "la pouf de la radio belge", et dont on peut dire sans
faux procès qu’il s’agissait déjà
d’une starlette à l’intelligence de Miss Choucroute
de Colmar, mais avec la tête encore plus hypertrophiée
que son très fin patron. Qui veut des dossiers !? C’est
pas cher messieurs-dames… Sa méthode, ses émissions
du matin, ses vannes, son fonctionnement, sa machette, son melon,
son orgueil, sa fausse tronche de gentil : côté professionnel
et médiatiquement, le Cauet est déjà très
gras.
Cinquième aveu : mega bonus track pour mon article, au cours
d’un déj’ face à face dans un bar-resto
chic parisien proche des Champs (ça fait toujours vachement
classe de se la jouer investigation en milieu huppé-branchouille),
on me narre la vie récente de notre ami Cauet et de sa bande
de sconks à l’occasion de ménages en super boîte
de nuit (ménages : comprenez petits travaux très chers
payés du week-end afin de montrer sa tronche en supermarché,
en congrès, en salon ou encore en boîte). Et là,
je retrouve mon Cauet de premier rang dans la description du jour,
description maintes et mainte fois entendue ou vue de visu à
la belle époque des soirées MCM-Europe 2 de 2004 : dans
ces doux moments de détente, il est bien gras dans les vannes,
taille toujours à la serpette tout ce qui bouge quand il est
vexé, propose des nuits d’amour à la communauté
féminine qui rit à l’avance de la scène
de la baleine en sueur, aime parler sodomie et proposition du même
nom auprès d’une charmante personne, se prend râteau
sur râteau, fait quelques danses de son ventre plat comme un
Flambi, puis finit toujours par faire appeler une connaissance pour
pouvoir passer enfin un vrai moment de détente… On devient
beau quand on est célèbre et con.
Ah quel bonheur et quelle finesse d’entendre sur le compte Cauet
tant de poésie, mais il convient de lui faire passer un message
au nom des pauvres bougres qui le croisent dans ces soirées
: "Fais attention, ne continue pas trop à faire le cake
de trop près auprès d’une amie, d’une sœur
ou encore d’une petite amie, ta célébrité
n’y fera rien, un jour ou l’autre, il faudra bien que
quelqu’un te fasse redescendre sur terre, malgré ton
garde du corps, pour que tu comprennes ce que tu es vraiment : bien
lourd. Un jour ou l’autre la roue tourne et tout s’arrêtera…
Tu redeviendras moche".
Mais bon, en attendant, pour rire un peu, je ne saurais que trop vous
conseiller de regarder La méthode Cauet en mettant un fond
de musique de ferme : normalement on rigole bien.