DESPERATE
HOUSEWIVES Chaque jeudi sur Canal+
Chronique du 11 octobre 2005
A
priori, carton plein pour cette nouvelle série récompensée
récemment de deux Golden Globes et dont tout le monde
ne dit que du bien (même Télérama) !
Mais en réalité, qu’est ce Desperate housewives
sinon une copie américaine de notre Maguy revisitée.
Sauf que nous, ça se passait en mono-foyer, au Vésinet,
avec une héroïne franchement ménopausée
alors qu’eux, évidemment, c’est le grand
show. Ils ont repris l’idée de la banlieue cossue,
mais avec quatre familles et des nanas un chouïa plus fraîches,
voilà tout...
Bien sûr, ils ont aussi ajouté du suspens avec
le suicide de Marie Alice Young, mère au foyer parfaite.
Qu'a-t-il pu se produire ? Et pourquoi Rosy Varte n’en
est-elle pas arrivée jusque-là ?
Bref, tout le monde accroche, mes copines sont unanimes, c’est
drôle même si un peu téléphoné
quelquefois, mais ça fonctionne bien.
Entre le couple Républicain en proie à la crise
conjugale, la nympho, la mère de famille au bord de la
crise de nerf, la divorcée sympa qui essaie de retrouver
l’amour et l’ancienne mannequin accro à son
jardinier, il y a de quoi faire.
Les situations sont cocasses, bien interprétées
et le rythme nous tient en haleine.
Tout ceci sur ce fond de mystère diffus : pourquoi l’une
d’entre elles a-t-elle mis fin à ses jours sans
que ses voisines n’aient pu avoir l’once d’un
soupçon ?
On attend fébrilement la réponse et c’est
finalement tous les jeudi soir sur Canal que ça se passe,
le créneau de Maguy (le dimanche soir) étant déjà
pris. Dorénavant ces soirées sont donc bloquées
sur mon agenda pour deux épisodes hebdo. Et ce jusqu’à
nouvel ordre !
Ah oui, encore une chose : la musique est de Danny Elfman, certainement
l’un des plus grands compositeurs de musique de film contemporain
(Batman, les Simpsons, Men in black, Chicago. Là, ils
ont vraiment mis le paquet ! Et nous, pour Maguy, c’était
qui déjà ?