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     Vu à La TéLé
 
LES ENFANTS DE LA TELE
Chronique du 2 avril 2002
Cela fait déjà quelques années qu’on voit réapparaître tous les mois notre Arthur national et sa verve légendaire. Et comme, sur TF1, une émission qui marche c’est une émission qui dure… nous voilà vendredi soir ! On a toujours mieux à faire une veille de week-end, me direz-vous, mais en fait, parfois non. Alors on se retrouve devant Les enfants de la télé…

Le concept est simple : des invités autour d’une table, discutent comme de bons copains de tout et de rien, et regardent les images de vieilles émissions de télévision. Et comme aux Enfants de la télé on aime bien rigoler, ces images sont aussi celles des invités : des rétrospectives de leurs débuts à la télévision, leur prestation dans une publicité ringarde, une émission des années 70, un casting catastrophique… Bref, chaque invité a droit à un petit flash-back, qu’il subit en rougissant mais en s’esclaffant quand même. Jusque-là, même si, je vous l’accorde, ce n’est pas de la grande culture, l’idée est plutôt conviviale et sympathique.

Seulement voilà, au-delà des séquences sur les invités, comme il n’y a pas vraiment de fil conducteur, les images s’enchaînent les unes après les autres, sans rapport apparent. Comme une sorte de Vidéogag, mis en scène et commenté (exemple type : l’affligeant bêtisier des animaux…).

Et puis, on commence à comprendre avec les interviews des invités. Ne croyez pas qu’ils soient là par hasard… Ils ont tous quelque chose à vendre : un nouvel album, un spectacle, un film… Mais ça, c’est de la culture alors ? Et non, toujours pas : entre les séquences, Arthur enchaîne les interviews, montre les bande-annonces, pochette de disques… sans analyse, sans explications, sans débat. C’est de la vraie promo, lourde, même pas déguisée, et tout ça avec le sourire. On a l’impression d’assister à un gigantesque intermède publicitaire. Surtout qu’en plus, il y a les coupures de publicité, les vraies, évidemment. Et ça dure : presque une émission dans l’émission. Avec un peu de chance, on peut même tomber sur le spot du CD de l’invité du jour. La boucle est bouclée. Et ça marche, vu le nombre d’annonceurs.

Enfin, le plus difficile à supporter, ce sont les applaudissements. Comme c’est une émission de divertissement, on rit, on est content donc on applaudit. C’est fou ce qu’on applaudit, le public n’arrête pas (à peu près toutes les deux minutes, j’ai compté). Et s’il reste trop longtemps sans applaudir, Arthur le relance… C’est d’ailleurs une tendance des émissions actuelles, il faut bien le dire.

Bon, vous faites quoi, vendredi prochain ?


Valérie Revol
© Jowebzine.com - Avril 2002
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