L’ETE
DE LA TELE 3e partie - De la bonne braise…
Chronique du 13 septembre 2005
Et
oui, sniff, c’est la fin, cette semaine, de notre trilogie
estivalo-cathodique. Ça sent la rentrée, l’odeur
du cartable Tann’s en faux cuir, du crayon mal taillé,
de la pelouse mouillée… Mais l’été
s’achève par cette chronique enjouée où
vous seront décrites et relatées, les pépites
de notre été de la télé (tiens,
ça rime… j’aurais dû faire poète…
ça paye poète comme métier ?)
Jack, Jack, Jack et Patrick…
Loin des nanars de l’été et des come-back
de lagaf (NDLR : lire L’été de la télé
- 2e partie), encore plus loin de l’Ile de tentation et
de ses débiles bodybuildés (NDLR : lire L’été
de la télé - 1re partie), cet été
télévisuel 2005 nous a offert son lot de belles
surprises, de séries de feu et d’émotions
sportives (si, ça existe).
Cette année, les chaînes ont laissé la part
belle aux séries inédites ou qui ont fait leur
preuve. En effet, le pari de TF1 ou de France 2 de diffuser
des séries audacieuses à 20h55, convient d’être
salué, une fois n’est pas coutume.
Jack 1er, le survivant.
Lost : les disparus, a atterri dès le mois de juin sur
un créneau délicat où même les fans
de séries et autres mangeurs de prime-time préfèrent
en plein été se souhaiter une bonne santé
à coup de rosé bien frais devant un barbecue…
un samedi soir à 20h55. Une réussite, avec 6,5
millions de téléspectateurs en moyenne (moi j’ai
enregistré, appartenant à la catégorie
des buveurs de rosé), pour une série qui mérite
amplement son succès.
Le pitch : des personnages, aux facettes aussi multiples qu’intrigantes,
sont victimes du crash de leur avion d’Oceanic Airlines
et se retrouvent sur une île pas tout à fait déserte.
On aurait pu craindre de se lasser du héros "médecin
sauveur de vies" (un certain Jack, donc), omniprésent
dans les premiers épisodes, mais le scénario de
dingo (à ce rythme, on ne parle même plus de rebondissements…)
et l’ambiguïté des personnages vous tiennent
en haleine jusqu’au bout de cette saison 1… qui
en appelle d’autres (la saison 2 est en tournage). Vivement
la suite.
Jack 2e, le téméraire inépuisable.
Si TF1 a "osé" le coup du prime-time un samedi
soir pour la pure série qu’est Lost, elle reçoit
volontiers un carton rouge concernant les diffusions de la saison
3 de 24. Le supersonique Jack Bauer s’est retrouvé
catapulté en troisième partie de soirée
le mardi soir, voire carrément aux alentours de 0h35
"quand ça commence à l’heure".
Une saison 3 de folie (quoiqu’un peu dense) où
notre ami Jack doit faire face à un virus ultra-exterminateur
qui craint grave s’il se propage… Un Président
Palmer dans une bouse inimaginable et les bonnes recettes de
la série (rythme, secousses, grosses surprises et personnages
à bout de nerfs) persistent à vous tenir sous
pression. Malgré l’horaire, cette nouvelle diffusion
estivale valait la peine d’être vécue.
Jack 3e, le bon gars du FBI.
France 2 s’était lancée l’année
dernière dans la diffusion de FBI : portés disparus,
la récidive 2005 fut également de haut vol. Au
programme, des gentilles personnes qui disparaissent du jour
au lendemain, sans bruit, sans trace, sans même un mot
laissé sur la table. Franchement, comment voulez-vous
qu’on les retrouve ! Leurs proches sont inquiets, tout
le monde se demande où ils sont passés, non mais
franchement comment qu’on va faire ! Heureusement Jack,
celui-ci se nomme Malone, et son équipe sont super-spécialisés
dans la recherche des personnes disparues, ils sont même
payés pour ça (ça tombe bien me direz-vous,
car s’ils étaient spécialisés dans
la pêche aux canards, fatalement, ils y arriveraient moins
bien. Ah ça c’est sûr). Cette saison 2, inédite
en France avant cet été, a même ajouté
une touche de "vérité vraie" autour
de la vie des cinq enquêteurs de choc. On prend vite goût
à ce rendez-vous du mercredi soir à mi-chemin
entre Les experts et NYPD Blues pour les connaisseurs.
Après les Jack… le gars Patrick.
Longtemps considéré comme proche de la trisomie
à cause d’une coupe de cheveux de fayot de 4e B
et d’un emballement exagéré de son élocution
dans les 100 derniers mètres d’un 3 000 mètres
steeple, Patrick Montel a su devenir plus télégénique
et a compris que, derrière le micro, il pouvait nous
faire partager des moments d’athlétisme aux confins
d’une émotion forte et sans égal.
À l’occasion des Championnats du Monde d’athlétisme
2005 à Helsinki, l’équipe de Patrick nous
a donné envie de regarder les exploits des Kenyans, de
vibrer lors de la victoire de Ladji Doucouré sur 110
mètres haies et d’encourager la plutôt pas
moche du tout Christine Arron. Accompagné d’un
Bernard Faure spécialiste (ancien athlète au timbre
de voix digne d’un père rassurant), d’un
Stéphane Diagana en réussite dans un rôle
de consultant qui sait de quoi il parle et d’un légendaire
Nelson Monfort qui a appris à moins en faire au bord
du stade (même s’il nous gratifie encore de ses
"Incredibleeeeee Paaaaatrrriccckkk !" de temps à
autre), notre gars Patrick Montel s’est bien débrouillé…
C’est un bon Patrick qu’on avait là. Oui
il est gentil le Patrick à son papa, c’est bien
mon Patrick…
5 419 caractères en comptant les espaces, j’avais
promis à mon rédac’chef d’en faire
moins (ça plombe la mise en ligne)… Comme il est
difficile de trouver une fin à cette trilogie de L’été
de la télé… Mais conclure il le faut, donc
on se résume :
- Catégorie pas glop : L’île de la Tentation,
Intervilles, Crésus, Lagaf, L’été
de tous les records, les rediffs de nanars, les "c’est
mon dernier mot Jean-Pierre"…
- Catégorie drôlement glop : lire l’épisode
3 ci-dessus.
Sites à visiter :
- www.lost-france.com
(un site sur Lost, mais il y en a des milliers)
- www.24-fr.com
(un site sur 24, mais il y en a des milliers)
- http://fbi.france2.fr
(un site sur FBI : portés disparus, mais il y en a des
milliers)
- Zut ! Pas de site sur Patrick Montel !