Avez-vous
remarqué comme certains sont plus malins que dautres
? Plus malins que vous, en particulier, qui navez jamais réussi
à obtenir quoi que ce soit de votre employeur, à part
une maigre paie pour rétribuer votre talent immense ?
Prenez donc exemple sur Amel Arfaoui, qui, depuis 10 jours écume
les stations de sports dhiver pour nous gratifier de documentaires
dune profondeur impressionnante (3 m 20 en haut des pistes).
Je cite, dans lordre :
- lundi. La saison de ski commence au Grand-Bornand : les professionnels
confiants.
- Mardi. Leuro à La Clusaz : les touristes sen
sortent bien.
- Mercredi. La grève des médecins de la station Saint-Jean-de-Sixt
: peu compatible avec les fractures en chaîne.
- Jeudi. La reproduction du bouquetin dans les hauts plateaux de Beauregard
: passionnant.
- Vendredi. Hommage à Régine Cavagnoud : triste.
- Samedi et dimanche. Rien : Amel, le cadreur et le preneur de son
skient de bon cur sur les pistes enneigées.
Vous naimez pas la neige ? Optez pour le Dakar (le Arras-Madrid-Dakar
pour ceux qui en seraient encore au Paris-Dakar) et suivez Luc, Johnny
et les autres dans leurs folles aventures. Sans eux, vous nauriez
jamais connu les charmes dArras. Lannée prochaine,
qui-sait, avec un peu de chance, ce sera peut-être Saint Cucufin-Kaboul-Dakar
?
Bien-sûr, tout le monde ne peut pas être journaliste,
me direz-vous ? Quà cela ne tienne : on a toujours besoin
de cuisiniers, de coiffeurs, de marchands de lunettes de soleil ou
de crème à bronzer, de médecins, de psychologues
dans ces aventures humaines éprouvantes, tant physiquement
que moralement.
Alors si les rivages embrumés de La Défense vous pèsent,
vous aussi jouez les Amel Arfaoui et troquez vos cartables pour des
sacs à dos, sans débourser un sou !