Youahhh,
aiaiaiaiaiaieeeee ! Cette claque dans la tronche que l’on a
prise, nous, les télévores, les sériephiles,
les chroniqueurs TV… Prison break a déboulé sur
M6. Dans le genre "Je regarde 10 minutes et je ne peux plus décrocher",
c’est du rarement vu. M6 nous gratifie, chaque jeudi soir, de
3 épisodes au goût délicieusement amer de ce Prison
Break qui donne un coup de balai aux séries du PAF, que dis-je
: un coup de swiffer ! Que dis-je : un méga coup de Karcher…
Ce truc est une bombe !
La grande évasion… du chroniqueur !
Je vous vois venir, si si, je vous vois venir, là, avec vos
grosses papattes de lecteurs internautes. Ras-le-bol à force.
Dès que je chronique sur une série qui crève
l’écran - et c’est le cas pour Prison break -,
vous jouez les feignasses… Il faut toujours que je vous fasse
le pitch, que je vous raconte les épisodes. Non mais on va
où, là ?
Mes camarades chroniqueurs Ciné ou Livre de Jowebzine.com (spéciale
dédicace à Joël et à Caduf, chapeau les
gars, quel courage !) sont un peu contraints et forcés de vous
faire aimer ou mal aimer leur vision du jour pour vous inciter ou
non à lire, à écouter et voir ce qu’ils
ont lu, entendu ou vu.
Non mais moi, je suis vraiment obligé de vous décrire
en détail le pourquoi du comment Prison break est une série
d’un autre temps, d’un autre monde, au scénario
génial sur l’histoire d’un mec, dont le frère
va passer sur la chaise électrique dans trois semaines, et
qui se fait volontairement enfermer dans la même prison que
lui pour lui permettre de s’évader. Que ce mec s’appelle
Michael Scofield et que son son frère s’appelle Lincoln.
Que cette série a tous les atouts d’un bijoux sans clichés,
que tous les acteurs jouent comme des bêtes, sont convaincants,
que l’Italien fumier est vraiment une horreur, que le taré
de service fait peur, que l’on flippe à longueur de temps
pour la jeune médecin du pénitencier, que tout est tellement
plausible que l’on se dit que Jack Bauer de 24 heures peut aller
pisser tranquille pour la première fois depuis 5 saisons…
Hein, j’suis obligé de vous raconter tout ça !
Si je vous dis : "Regardez Prison break sur M6 à 20h50
tous les jeudi, vous allez vous en mettre plein le crâne, c’est
magique, on accroche comme des dingues avec ma chère et tendre
sur cette série INCROYABLE !", hein, ça ne vous
suffit pas ?
Mais merde, vous voulez quoi ! que je vous invite chez moi, vous offre
l’apéro, vous fasse un plat de coquillettes, vous installe
dans mon canapé tout neuf et vous fasse un résumé
des épisodes précédents pour mieux comprendre
ce qui vous attend dans les trois prochains, le tout en vous faisant
des papouilles dans les cheveux parce que vous avez eu une journée
de con au boulot ?
Et puis quoi encore !? Vous laisser mater peinard Prison break chez
moi dans mon bel appart’ de trentenaire (à peine d’ailleurs…)
tellement bien payé (à peine d’ailleurs) qu’il
offre à manger à tous ses lecteurs pour qu’ils
puissent vérifier s’ils ont été convaincus
du bien fondé de ma chronique. Non mais je rêve…
Un ou deux lecteurs(trices), ok, et encore, c’est moi qui fait
le choix, mais pas les 1 685 268 lecteurs hebdomadaires de mes chroniques
(comment ça j’ai pris le melon ?). Vous imaginez le bordel
dans l’appart’ ? On ne pourrait même plus entendre
la télé… ahahahah vous aurez tout gagné
tient ! Bravo les mecs.
Bon puisque c’est comme ça, j’invite personne chez
moi, bande de crevards. En revanche je vous invite plutôt deux
fois qu’une à regarder l’énormissime Prison
break sur M6, dès jeudi. Avertissement : ne pas s’arrêter
au générique remixé en français par un
groupe tout pourri venu d’un tremplin rap-r’n’b
de banlieue périgourdine, yo ! (NDLR - d’origine périgourdine
: tu sais ce qu’ils te disent les périgourdins ?)
Allez, non, n’insistez pas, vous la regardez chez vous la série…
Vous êtes vraiment grave.