Untitled Document
 

     Vu à La TéLé
 
LES ROIS MAUDITS
Les 10 premières minutes…
et puis au lit !

Chronique du 15 novembre 2005
Bien emballé à l’idée de me faire une descente télévisuelle au pays du Moyen Age, je me suis retrouvé, comme 8 699 999 millions autres téléspectateurs (source médiamétrie), devant France 2, le 7 novembre dernier. En tant que bon chroniqueur TV de notre Jowebzine chéri, j’étais d’ailleurs presque dans l’obligation de vous livrer mon sentiment, ma vision des choses, mon regard aiguisé sur ce blockbuster télévisuel que sont Les Rois maudits. Résultat : eh bin, il a pas accroché son pépère Esteban, mais alors pas du tout !


Le Moyen Age, c’est chiant et même pas drôle…

Il était difficile le week-end précédant les deux premiers épisodes des Rois maudits, ne pas croiser les acteurs ou la réalisatrice de la série sur son petit écran. De +Clair au JT de Schönberg en passant par Tout le monde en parle, compliqué de ne pas apercevoir le mari de Claire Chazal, les enfants de Gérard Depardieu ou encore la sœur d’E.T. (comprenez Jeanne Moreau). Digne d’une promo de film à gros budget (s’en est un pour la télé, 23 millions d’euros. A l’heure de payer la redevance, tu comprends mieux ta douleur…), nos amis les artistes nous faisaient saliver à l’idée de les retrouver habillés en Comtesse Mahaut d’Artois, Charles de Mollan ou autre Jeanne de Poitiers.

Séduit par la spirale médiatique et les arguments prometteurs de nos comédiens de renom, je me jetais donc comme un gros mollusque pachydermique (comparaison plausible d’ailleurs avec le physique de Josée Dayan, la réalisatrice) sur mon canapé, à 20h55, en espérant me délecter des aventures trépidantes de nos moyenâgeux rois maudits.

N’écoutant pas les critiques mitigées de mes camarades ayant eu le luxe de voir en avant-première la série (extrait : "Franchement j’ai vu le truc des rois machins, ça m’a gonflé grave…") ni la perplexité affichée de ma chérie adorée (extrait : "T’as vraiment envie de regarder ça ? Franchement je sens que ça me gonfler grave"), j’entamais donc, la bave aux lèvres, le visionnage attentif de ce premier épisode qui en appelait quatre autres…

Le générique s’installe, une douce impression de voir celui de l’excellent Kamelott associé à l’ambiance des Visiteurs, le tout sur fond de musique type Dossiers de l’écran (bref, de la musique qui fait peur) ne vous emballe déjà qu’à moitié…

Depardieu père apparaît dans une salle de château super humide et entame une justification sur le fait que Les Templiers, dont il est le chef en 1337 (décidément quelle vie ce Gérard !), ne pourraient pas donner une petite enveloppe forfaitaire traditionnelle pour renflouer le budget de la royauté (ça transpire le racket à fond la caisse, bravo !)…

Merde, je baille déjà…

Ma femme surenchérit sur le fait que mon choix télévisuel ne lui semble pas des plus appropriés en ce lundi soir de novembre où le froid s’annonce (pas dans mon couple, je vous rassure). Extrait : "T’es sûr, sûr, mais alors sûr sûr sûr de vouloir regarder ça ? J’suis vraiment pas sûr sûr sûr d’accrocher !"

Devant tant de scepticisme, j’avoue, je m’interroge et commence à partager…

5 minutes plus tard, je crois m’être endormi (euh oui, ma chérie confirme)…

La première confrontation entre Jeanne Moreau (Mahaut d’Artois) et Philippe Torreton (Robert d’Artois, son neveu), dans une salle d’un château tout aussi humide que celle de la première scène, ressemble à une pièce de théâtre subventionnée par la Mairie de Créteil dans le cadre des 20e rencontres d’art lyrique du Moyen Age de la MJC de Créteil, ça tombe bien…

10e minute, je craque. L’apparition de Jean-Claude Brialy qui offre au Roi deux lévriers de la part du comte de Lombardie me conforte dans ma somnolence naissante…

Je zappe donc sur On refait le match sur LCI, libre de tout mouvement de zapette même pour du foot, dans la mesure où ma femme a également succombé à l’attaque du marchand de sable…

Il me restait 4 épisodes et 1h40 du premier des Rois Maudits à voir, mais non, finalement non, définitivement non : je n’ai pas pu me résoudre à poursuivre l’aventure de la famille d’Artois.

Finalement, ma vision du moyen âge s’arrêtera à Kamelott et à Merlin l’Enchanteur. "Chroniqueur télé" ne rime donc définitivement pas avec "Historiquement cultivé".

A la prochaine, dans l’ère moderne. Je m’en vais réveiller ma belle au bois dormant.


Esteban R.
© Jowebzine.com - Novembre 2005



A voir : sur Internet, c’est moins chiant, il parle pas :
les-rois-maudits.france2.fr

Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés