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     Vu à La TéLé
 
URGENCES
Y’en a marre !

Chronique du 26 septembre 2006
Fan du plus tout jeune Georges Clooney, fan du docteur Carter, fan d’Abby, fan de Kovac, fan de l’hôpital du dimanche soir qui empêche d’avoir un peu moins le blues du taf du lendemain ? Bah oui, mais voilà, quand un Prison break de la chronique précédente vous emporte loin, vous fait frémir, il y a des séries qui marquent l’arrêt, vous disent stop, vous donnent envie de dire : "Ouais bon, ça va, on a compris, c’est bon maintenant !"


Plein la seringue !

Voilà maintenant 12 ans, ou presque, que nos amis du Cook County soignent, se déchirent, passent, meurent, vivent, s’aventurent, se joignent, se font, se défont, soignent encore, sauvent, mettent 12 milligrammes de CC (et on ne sait toujours pas ce que cela signifie)…

… Chargent, reculent, chargent, envoient la charge, n’écoutent pas les Strokes (comme moi en ce moment), se livrent à l’autre, connaissent des hauts, connaissent des bas, soignent encore et encore, aiment, détestent, sauvent, sauvent encore, foirent le geste, sont internes…

… Puis externes, puis titulaires, puis s’en vont, puis consolent la patiente atteinte d’un mal incurable, n’écoutent toujours pas les Strokes (comme moi encore), puis partent, puis arrivent, puis une nouvelle aventure commence, passent des perf’ de siconlantamine (cherchez pas, ça n’existe pas) en espérant ne pas rater l’intubation, parce que sinon c’est la mort assurée, attendent sous la neige l’arrivée du prochain accident de voiture…

… S’inquiètent pour les anciens de la série en sachant pertinemment qu’ils ne reviendront pas (Georges Clooney a un peu autre chose à faire maintenant, faut pas être bête, non mais qu’ils sont cons des fois, j’te jure), se demandent encore s’ils sont amoureux alors que c’est évident, bah oui, t’as beau être dur avec un papillon, il ne te lâche pas comme ça le papillon, tu regrettes, t’as mal tout un week-end mais t’es love grave quand même, on nous la fait pas…
… Qu’ils prennent un malin plaisir à te montrer un gamin de 8 ans entre deux salles d’opération et "qu’on est même pas sûrs, ma bonne dame, qu’il s’en sorte le petit et que seul moyen dans son cas serait la greffe de moelle osseuse, mais y’a pas de donneur avant 25 jours, faudra repasser ma bonne dame", mais que finalement un docteur de passage (jamais vu) se pointe à la fin de l’épisode avec une idée géniale, un vrai McGyver de la chirurgie infantile, qui sans trop savoir pourquoi a la putain d’inspiration qui permet de sauver le gamin…

… Dimanche soir, 22h30, on part soulagé que le gamin puisse être sauvé.

Oui mais voilà, on nous a fait pleurer, rire, ému, bluffé, transcendé, fait rêver, soigné de notre dimanche soir… pendant 11 ans, mais là… ça ne passe plus.

Grey’s anatomy te fait rire, plus Urgences. Prison Break t’emporte, plus Urgences. Les Experts t’accrochent, plus Urgences. The Shield te glace, plus Urgences. 24 t’emballe, plus Urgences. Les Sopranos te surprennent, plus Urgences. Desperate Housewife te sort de ton quotidien en te projetant dans celui des autres, plus Urgences. Bref, t’en a marre et t’as raison…

Urgences est un peu mort, tournons la page, tant pis pour les dimanche soir, on trouvera un autre os télévisuel à ronger… et vous pouvez toujours écoutez les Strokes (c’est quand même vachement bien les Strokes, pourquoi ils écoutent pas les Strokes dans Urgences !?).


Esteban R.
© Jowebzine.com - Septembre 2006
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